Revue de presse ~ Qosmonaut


mıcroqosmos

Cette page se veut une rapide revue des principales apparitions de Qosmonaut dans les médias web, presse, passages radio et télévision. La période couvre du premier dj set à aujourd'hui, en passant par la fondation de Cracki Records.

— pour toute demande promo : Antoine Bigot // antoine[a]microqosmos.com

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La Face B


Un éléphant en orbite : la playlist de Qosmonaut

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Cette mixtape est le fruit d’un hold up. Hier, je reçois un mail assez triste m’annonçant le départ de Qosmonaut, cofondateur de l’excellent label Cracki Records. On est rassuré d’appendre qu’il reste quand même le manager d’Isaac Delusion et de l’Impératrice, deux groupes pour le moins prometteurs. Mais surtout, Qosmonaut fait les choses bien puisqu’il nous laisse une playlist de départ de 12 titres, funky, chill, décalée… bref, une mosaïque qui n’est pas sans me rappeler le pull over qu’il portait lorsque je l’ai rencontré. Alors on lui a volé, et la voici.

dick annegarn - bébé éléphant égaré
http://youtu.be/QR_1P5-Y6xs

caroline king - bitter with the sweet
http://youtu.be/WrZ314PbSzU

change - got to get up
http://youtu.be/0IBwj1AbIiE

instant funk - i got my mind made up
http://youtu.be/cUl2RNz4Un0

mfsb - something for nothing
http://youtu.be/ObTcxlsXLRo

kinobe - chasing clouds
http://youtu.be/9BayFSXsvak

monsieur iceberg - quand tu veux
http://youtu.be/sE5zYpJk9cQ

anton zap - i’m fine
http://youtu.be/MVUJ4GoJqSk

joey negro - take me higher
http://youtu.be/npIoZZKinRg

quadron - better off
http://youtu.be/_tHlRY7gkyQ

brigitte fontaine & areski - c’est normal
http://youtu.be/nPHMsYooRCc

pink floyd - outside the wall
http://youtu.be/P-hxpnnNREQ

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Pause Musicale


La PreskITW : Qosmonaut (Cracki Records)

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Qosmonaut, ce sont des beats aériens, un peu de funk, un soupçon de vaporeux et des vagues de tempo chavirant. Plusieurs cordes à son arc : membre fondateur du délicieux label Cracki Records et manager d’Isaac Delusion, Qosmonaut est pluriel comme les nuages. Bienvenue dans son univers lancinant et addictif qu’il vous fera découvrir le 13 février au Batofar.


Hello, peut-être peux-tu commencer par nous expliquer comment on devient Qosmonaut ?

Qosmonaut : C’est une bonne question parce que j’ai commencé par le rap il y a longtemps du côté de Versailles. J’ai découvert le HipHop quand j’avais 8 ans. Je suis passé par le break dance, par le graff, puis le rap. J’ai commencé à enregistrer des trucs. Pour cela il fallait créer des instrus. Ces instrus il fallait les mettre sur un site internet, donc j’ai appris à faire des sites. Puis du graphisme, et de la promo. J’ai toujours appris sur le tas.
Le HipHop est à l’origine une culture de mélange. Je suis allé chercher des samples de classique du jazz, de la house aussi. Ça m’a ouvert à tous les styles de musique. J’ai surtout pris une grosse baffe avec la musique électronique durant mon année de stage à Berlin dans le label BPitch Control (Ellen Allien,…). Pendant un an je suis énormément sorti, j’ai écouté beaucoup de très bons sons.
Pendant cette année-là, je n’ai pas eu le temps d’apprendre à mixer mais au moment de retourner en France, j’ai eu peur. Peur de retrouver une ville morte et de m’ennuyer…C’est là que j’ai appris à mixer.

Et tu mixes depuis combien de temps du coup ?

Ça doit faire deux ans maintenant. Avant, j’étais beaucoup plus producteur que DJ.

Et c’est cette peur du vide qui t’a finalement emmené vers les platines ?

Oui, c’est cette grosse claque, ouais. Quand je suis revenu, j’ai travaillé dans deux festivals en même temps, dans une radio, j’ai appris à mixer, j’ai créé mon association d’évènementiel, j’ai commencé Cracki Records. J’ai fait plein de choses, je suis devenu en quelque sorte hyperactif.
Et le personnage Qosmonaut c’est un peu tout ça. Ce mec, à la fois, un peu la tête dans les nuages mais aussi ce garçon sans attache, qui divague. C’est aussi un métier inaccessible, surtout aujourd’hui. Quand tu es petit, tu veux toujours être cosmonaute mais c’est impossible. Finalement, ce Qosmonaut, c’est un mec un peu anachronique.

Et bizarrement, contrairement à cette image de mec perdu, ça a l’air d’aller. Ça se construit autour de toi, tu as l’air de savoir où tu vas donc c’est un peu paradoxal ?

C’est marrant mais non. La partie Qosmonaut que j’essaye de développer est comme ça, mais c’est vrai que je le laisse souvent vivre dans son espace-temps, par manque de temps justement. Après c’est vrai qu’il y a le reste, le label, et là j’ai dû m’organiser par la force des choses et apprendre à le gérer. Après, c’est difficile de savoir où je vais. Je veux juste faire du bon son.

Pour Qosmonaut, les projets en sont où ?

Ça fait tellement longtemps que je veux sortir un EP avec Qosmonaut, mais j’ai de moins en moins le temps, notamment avec Cracki qui est hyper jeune (1 an) et qui demande de l’investissement. Cracki Records, c’est une petite structure au fonctionnement très familial finalement, et on est un peu dépassé par les évènements. C’est hyper dur à gérer parce que tout s’enchaine très vite.
Et le personnage Qosmonaut c’est un peu tout ça. Ce mec, à la fois, un peu la tête dans les nuages mais aussi ce garçon sans attache, qui divague. Un mec un peu anachronique.
Avec Isaac Delusion, on prépare une tournée d’un mois aux USA pour très bientôt. Et forcément, Qosmonaut passe après. Mais il ne s’efface jamais complètement. J’écoute énormément de son, j’ai plein de prods, mais je n’ai pas vraiment le temps de finaliser pour faire un EP alors voilà…

Quand on a vécu 1 an dans la ville de l’électro européenne (Berlin), comment revient-on à Paris et qu’est-ce que Qosmonaut et Cracki essayent d’apporter à la scène électro Française ?

On n’essaye pas d’apporter quoi que ce soit. On a jamais eu l’arrogance de penser qu’on allait apporter une vraie différence. Par contre, même si Cracki existe depuis seulement 1 an, les soirées existent depuis plus longtemps. Et ces soirées, on les a fait parce qu’on s’ennuyait, qu’on était jeunes et pauvres et que les clubs c’était chiant. Toujours les mêmes, toujours la même population. Du coup, c’est venu naturellement.
Un canapé dans la rue, on faisait jouer tous nos potes et voilà. On a toujours fait jouer tout type de musique (electro, folk, hiphop…). Et d’un coup, on s’est retrouvé être une sorte de pendant alternatif à la culture club parisienne, peut-être à cause des soirées dans les usines désaffectées, des soirées un peu secrètes. Bref, on aimerait bien continuer à faire ce genre de soirée qui représente bien cet esprit, notre esprit.

Et l’avenir pour Qosmonaut et Cracki, tu vois ça comment ?

Déjà pour Qosmonaut, il faudrait que j’arrive à faire mon EP. J’en ai vraiment envie. Mais il faut que je choisisse le style, car je mixe de la techno, de la house, du funk… Donc pour l’instant, il n’y a rien de concret. Je continue de jouer mes sets dans des soirées. C’est difficile de se projeter dans le futur. Qosmonaut, un jour retombera sur Terre, et un EP en sortira.
Pour Cracki, il y a un an, ça n’existait pas. Il y a 6 mois, on était content de faire notre premier concert à l’étranger et depuis on a fait Pitchfork, on a été aux USA. Ça va très très vite ! C’est donc impossible de savoir ce qu’on va faire après. Aujourd’hui, quand je vois qu’Isaac Delusion est en playlist sur France Inter et l‘Impératrice sur Nova… Il y a encore plein de belles choses à faire.

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Phonographe


Isaac Delusion : mélange des genres

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C’était il y a à peine trois semaines. 17h pétantes, dans la Grande Halle de La Villette où se tenait le plus excitant des festivals de musiques indés en tout genre. Dans la pénombre de ce lieu gigantesque de la taille d’un terrain de football, se presse environ un millier de personnes encore trop peu nombreuses pour donner une impression de salle comble. Un millier de spectateurs passionnés et curieux qui comme nous, s’étaient dépêchés pour ne pas manquer l’ouverture du dernier jour du Pitchfork Festival avec le concert du trio parisien, Isaac Delusion.

Les premières notes ont un effet hypnotisant et c’est sans difficultés que l’on se laisse porter par l’univers du groupe et leur folk psyché-électronique. La voix de Loïc, qui parfois nous rappelle celle d’Antony Hegarty leader d’Antony And The Johnsons mais avec une invitation au rêve et à l’évasion et non au suicide et à la dépression, vient se poser avec justesse et harmonie sur le groove de la basse de Nico et les beats enivrants balancés par Jules derrière son ordinateur. Trente cinq minutes de concert, que l’on aurait aimé voir se prolonger, et dont on retient surtout l’énergie et la maturité de ce groupe de 24 ans de moyenne d’âge et les magnifiques morceaux tirés de leur excellent nouvel EP « Early Morning » qui sort ce lundi 26 Novembre.

C’est avec beaucoup de plaisir que l’on a pu rencontrer les trois membres d’Isaac Delusion à peine descendus de scène, et accompagnés de Qosmonaut, leur manager. Posés comme une bande de squatteurs dans la loge de Disclosure qui n’étaient pas encore arrivés, ils nous en ont dit un peu plus sur leur groupe, leur début, cette année assez chargée pour eux, leur voyage à New-York, leur nouvel Ep,… Rencontre avec le groupe français d’indie le plus prometteur de l’année.


- Alors ça fait quoi d’ouvrir le dernier jour du Pitchfork Festival ?

Loïc : C’était vraiment cool, il y a eu du monde même si on a joué en premier, tout s’est bien passé. Jules : Le son était très bon, on pensait qu’on allait jouer devant une salle vide parce que juste avant de monter sur scène il n’y avait personne. Mais dès qu’on a commencé à jouer les gens sont arrivés et ça s’est rempli rapidement.

- Pourquoi avoir choisi ce nom : Isaac Delusion, quelle est sa signification ?

Jules : C’est une prophétie légendaire qui date de l’époque des Jacobins. Mais en réalité le sens premier de cette prophétie s’est perdu au cours des siècles et on est à sa recherche. Voilà pourquoi on s’est appelé Isaac Delusion.
Loïc : Isaac Delusion = E = fils d’Abraham = dièse = le ciel = gravité

- Racontez-nous comment le projet s’est monté, comment vous avez commencé à jouer ensemble et à donner vie à Isaac Delusion ?

Jules : Loïc et moi on est ami depuis dix ans, on s’est connu au collège. Il y a trois ans on a commencé à faire du son ensemble. Loïc lui avait un groupe qui était plus dans le genre folk-rock. Moi j’étais plus dans le hip-hop, je faisais des instrus tout seul. A partir de là, on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse un truc ensemble. On a pris Nico comme ingénieur du son, qui était à la base le grand-frère d’un pote à nous. Un jour avec Loïc on est allé le voir en concert avec son autre groupe et on a trouvé qu’il jouait plutôt bien de la basse. On s’est dit que ça serait plutôt cool s’il venait jouer avec nous pour nos lives. On a essayé et ça a tout de suite collé.
Nico : Tu as oublié de dire que j’avais une bonne dextérité dans les doigts…
Jules : Ensuite, on a donc sorti quelques sons qui étaient pas mals, mais ça restait encore jeune comme projet. Puis on a rencontré Cracki et c’est à partir de ce moment-là qu’on est passé aux choses sérieuses : ils nous ont produit, ils nous ont poussé à sortir un EP et ont fait plein de choses pour nous pour aujourd’hui pouvoir jouer sur la scène du Pitchfork.

- J’ai lu dans le Tsugi du mois d’octobre (sur lequel vous apparaissez en couverture) que votre héros est Neil Young. Je me demandais donc comment est-ce que vous arrivez à faire votre musique et à avoir ce style folk, électronique et planant à la fois, tout en ayant Neil Young comme influence ?

Loïc : Neil Young c’est notre héros à Nico et moi. C’est mon père qui m’a fait découvrir et je baigne dans son son depuis que je suis tout gamin. C’est une personne que j’admire beaucoup pour sa simplicité, son charisme et parce qu’il est toujours resté authentique avec les années. Je l’ai vu il y a trois ans au Grand Rex, la salle n’était pas bondée à ma grande surprise. J’étais à trois mètres de lui, il a pris sa guitare acoustique et a joué presque ses plus grands classiques. C’était magnifique et ça m’a tellement ému que j’en ai eu les larmes aux yeux.
Jules : pour en revenir à la question, je pense que c’est le mélange des styles. Moi Neil Young ce n’est pas du tout mon héros même si j’adore ce qu’il fait. Moi j’ai commencé par le reggae, puis ça a été le hip-hop, la black music,… On a tous des influences différentes qui se sont plutôt bien mélangées ensemble. Le son d’Isaac Delusion c’est une espèce d’alchimie entre nos trois univers. On n’essaye pas de convaincre les autres quand on sort un morceau, ce qu’on fait est très personnel et représente vraiment ce que nous sommes.
Qosmonaut : c’est vraiment ce qu’on essaye de faire avec Cracki et les groupes qu’on signe en fait. Quand on fait chanter Loïc sur un morceau de Larcier, quand Nico vient jouer de la basse sur une chanson de L’Impératrice,… Le mélange des genres.

- Quand vous composez du coup comment ça se passe ?

Nico : Tout part de moi et de ma grosse basse. En général je sors une ligne assez fabuleuse et les deux autres se calent sur moi, ils n’ont pas le choix. Ma « Booboo Basse ».
Loïc : Quel menteur ! Ce qu’il se passe en vrai quand on compose : en général ça part d’un sample que moi je crée et que je file ensuite à Jules. Jules lui, apporte sa touche : un beat, une basse, des effets, des mélodies supplémentaires,… Après il y une sorte de ping-pong qui se crée entre nous deux : on se renvoie le morceau avec des petits trucs qu’on a chacun rajouté pour essayer d’arriver à quelque chose qu’on aime tous les deux. Quand tout est fini, au dernier moment, on rajoute la voix et la basse.

- Vous revenez de dix jours à New-York, comment ça s’est passé ? C’était un rêve pour vous d’y aller en tant que musicien ?

Loïc : C’était incroyable ! On a joué dans de supers endroits, on a pris notre pied. On a été rassuré aussi par le fait que notre musique pouvait plaire aux Américains, ce qui n’est pas facile quand tu es un groupe français qui en plus chante en Anglais. On va sans doute retourner là-bas dans quelques mois pour faire un gros festival à Austin au Texas, le South By Southwest, visiter la côte ouest. Ce ne sont que des plans pour le moment, mais qui risquent de se confirmer bientôt.
Jules : On avait un peu d’appréhension en arrivant c’est vrai, mais ça s’est très bien passé. On est allé là-bas à la base pour rencontrer notre éditeur, Round Hill Music. C’est grâce à eux qu’on a pu jouer au CMJ Festival. On a eu plein de bons retours et des propositions de deals avec des labels, des bookeurs, des médias,… donc c’était plutôt cool, ambiance très amicale, on a même laissé un éléphant Cracki dans l’appart de notre éditeur chez qui on a dormi pendant ce séjour.

- Est-ce que votre passage a été aussi ravageur que celui de l’ouragan Sandy ?

Jules : Après nous c’était le seul truc qui restait à faire ! Après Isaac, le déluge !
Nico : Isaac tu vois ça a une origine biblique, ça reste donc dans le mysticisme. Ils auraient dû l’appeler l’ouragan Isaac d’ailleurs.
Jules : Il y en a déjà eu un !
Loïc : On a fait un concert dans une super salle à Brooklyn qui s’appelle Glassland. On avait prévu d’y retourner mais la salle doit plus ressembler à une piscine maintenant ! Du coup je me suis imaginé un concert où tout le public serait dans des bateaux pneumatiques individuels et nous flottant au milieu de la salle avec nos instruments.

- Parlons un peu de « Early Morning », votre prochain EP qui va sortir dans quelques jours. Quelle a été la couleur musicale que vous avez voulu lui donner ? Est-ce que « Early Morning » reste dans la continuité du précédent EP « Midnight Sun » ou est-ce que vous avez voulu apporter quelque chose de vraiment différent ?

Loïc : Pour moi ça reste dans la continuité de « Midnight Sun » mais avec beaucoup plus de travail. On a mis deux fois plus de temps à réaliser cet EP, c’était pas mal de boulot justement pour réussir à faire quelque chose de cohérent et de mettre la barre un peu plus haut. Sur le premier au final, je me rends compte qu’il y a pas mal de failles et de choses à améliorer. Etre musicien pour moi c’est un éternel perfectionnement.
Nico : Le premier EP n’est pas forcément représentatif de tout ce qu’on peut faire, de tous les morceaux qu’on a composé, comme on a un style avec plusieurs faces et plusieurs influences comme on te l’a dit toute à l’heure.
Jules : Je pense que « Early Morning » justement est un beaucoup plus gros mélange de styles. Cet EP est beaucoup plus varié que le premier, même si sur le premier il y avait déjà des chansons différentes. Là c’est un peu plus électro, un peu plus hip-hop, il y a un côté funk aussi. Comme on est un groupe assez jeune qui s’est formé il n’y a pas si longtemps que ça au final, on est encore en train de chercher la musique qu’on veut faire. On n’a pas de style défini, on essaye des trucs, parfois ça fonctionne, d’autres non.

- C’est vrai que vous êtes un groupe assez jeune ! Comment est-ce que vous avez vécu cette reconnaissance soudaine et cet engouement par le milieu de la musique et tout ce qui s’est passé pour vous en moins d’un an : Pitchfork, Nova, Tsugi, New-York,… ?

s Jules : C’est un peu bizarre je t’avoue et on a du mal à réaliser tout ça encore. Il y a des bonnes nouvelles qui tombent tous les jours presque et c’est génial. On est sans arrêt dans une énergie positive, sans avoir le temps d’en redescendre. C’est vrai que ça s’est enchaîné vite mais on ne va pas se plaindre quand même ! Et ce n’est pas pour ça qu’on a pris la grosse tête parce que ça ne fait vraiment pas longtemps qu’on est là.
Loïc : Une anecdote pour te montrer que tout est allé super vite : l’année dernière je voulais aller au Pitchfork et il n’y avait plus une place. J’avais les boules et je bavais sur cette programmation de dingue. J’étais vraiment à mille lieux de penser qu’un an après on allait y jouer avec des artistes comme James Blake, Grizzly Bear, Tellier,… Notre premier concert était en janvier et c’est vrai que c’est curieux comme sensation de passer à de petites salles à La Grande Halle de La Villette en un peu plus de six mois. Mais comme disait Jules, on ne va pas se plaindre quand même !

- Dans tout ce cheminement et cette évolution, dans quelles mesures pensez-vous que votre label, Cracki Records, a bien fait les choses ? Qu’est-ce que ça vous a apporté de signer avec eux et pas avec un autre label ?

Loïc : Je pense que ce qui a fait que ça a bien fonctionné avec Cracki c’est que c’est un label qui a commencé et grandi avec nous. On a à peu près le même parcours : il y a six mois ils étaient au même stade que nous, dans l’anonymat. Du coup c’est très salvateur parce qu’il y a une vraie entraide entre nous et une émulation perpétuelle. C’est un travail collectif, ils nous aident, on les aide. Ce n’est pas comme si on était sur une grosse major avec déjà des grands noms.
Jules : C’est des mecs qui ont vu loin tout de suite, qui ont le « street way » comme on dit en Anglais ! Ils sont jeunes mais ils ont l’œil et l’oreille affutés et ils ont su venir nous chercher et nous mettre en avant. Limite, ils ont prétendu être déjà un gros label alors que rien n’était monté, et prétendre qu’on était un groupe de ouf alors qu’on n’était rien et qu’on venait de commencer. C’est grâce à ça qu’il nous est arrivé tout ce qu’il se passe depuis plus de six mois. Ils ont vu grand, ils ont fait ça en grand et ils ont fait ça bien.
Nico : C’est un label à découvrir avec de beaux artistes et de belles productions. Il y a L’Impératrice qui vient de sortir, Schlutz and Forever qui arrive ensuite et plein d’autres supers trucs.

- Les projets à venir ?

Nico : L’Ep tout d’abord qui ne va pas tarder à arriver ! On a aussi le projet de faire un album d’ici à 2013 et on espère tout tourner un maximum un peu partout pour faire découvrir notre musique au monde entier.

- Si vous deviez définir votre musique, vous diriez quoi ?

Jules : Electro,
Nico : Pop,
Jules : Hip-hop,
Nico : Funk,
Jules : Psychédélique,
Nico : Folk,
Jules : Indie,
Nico : Smooth,
Jules : Love, l’amour !
Nico : Eléphantesque !

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Rue 89


itw : Guide de survie à la crise pour petits labels électro

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We Are Someone


Interview : Cracki Records

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Cracki Records, c'est ce label à l'éléphant, qui varie les styles et révèle depuis peu des artistes aussi uniques les uns que les autres. Cracki c'est aussi une bande potes, des passionnés de musique qui organisent des soirées de folie dans des endroits que tu ne seras pas prêt d'oublier. C'est un des pachydermes, j'ai nommé Qosmonaut, qui a accepté de répondre à quelques questions et de nous parler plus précisément de son label.


WAS : Salut Qosmonaut !
Qosmonaut : Salut toi, ça va ?

WAS : Comme toujours, tu le sais très bien! Tu peux me présenter ton label ?
Qosmonaut : Je peux te présenter mon label : Cracki Records, c’est le label à l’éléphant, jeune maison de disques indépendante, dont le leitmotiv artistique est de ne se limiter à aucun style de musique, et dont l’activité a démarré en décembre dernier. On est des éléphanteaux, en fait.
Avant de commencer à produire les artistes qu’on aime, on les faisait jouer. On organisait surtout des open airs, des soirées, accompagnées d’un blog : on nous connaît surtout grâce à la Cracki Party #02 je pense, puisque la soirée a rassemblé près de 2000 personnes en septembre dernier – on avait écoulé toutes les places 3 semaines avant la soirée, ça a rendu oufs les 2000 autres qui voulaient venir. Sois pas triste, tout le monde, ça sera pour la prochaine… bientôt, héhé…

WAS : Tu m'invites la prochaine fois...
Comment Cracki Records a-t-il été créé ? Ca va depuis ?
Qosmonaut : Viens habillée en éléphant, tu passeras incognito !
Le label, c’est d’abord un collectif. Au tout début, c’était simplement des potes qui ont créé une petite bande, et qui avaient eu l’idée fort fraiche de s’inventer un chez-soi sur la voie publique, qui par définition est à la fois à personne et à tout le monde. C’est à dire qu’on faisait le tour de Paris la nuit pour récupérer des canapés et autres, le lendemain on installait la sono, et on faisait jouer groupes d’amis et djs. Pour promouvoir ces moments, et faire valoir notre vision de la musique, sympathique, partagée, sans prétention, on a commencé le blog.
Petit à petit, ça a pris un peu d’ampleur, surtout avec nos Cracki Party. L’idée, comme pour les Salons D’Eté, c’était de créer nous même nos soirées électroniques idéales, puisqu’on les trouvait pas à Paris. Donc on a investit un hangar, puis une usine, etc. Ensuite, ça a été naturel de passer à l’étape suivante, produire nous même les artistes.

WAS : Pourquoi un éléphant et pas un lama ?
Qosmonaut : On hésitait entre un chaton et une grenouille, quand soudain deux des membres fondateurs sont rentrés d'Inde, et pan ça a fait un ganesh armé d’un vinyl.
D’ailleurs je vois pas trop pourquoi tu me parles de lama, c'est pas très sympa. Ca pue et ça crache à la gueule de Tintin, qui certes l'a bien mérité, le puceau. Tu es fan de Lama Del Rey ?

WAS : Parle-moi des artistes du label.
Qosmonaut : Je vais te parler des artistes du label. D'abord Larcier, il est marrant, même qu'on a bien ri quand dans Tsugi ils l'ont décrit comme un 'freluquet à la mèche'.
L’ami Renart, alias La Vouivre, ou Maitre Michette, a été applaudi pour son super EP Voyage Chromatique, sorti sur le label de nos frères d’armes lyonnais, Dawn Records, il y a un an – tout le monde se souvient du clip psyché featuring la fille allètant un renard. Il nous a préparé un EP sur mesure, qui sort en avril, on en parle plus tard si tu veux.
Aussi, Isaac Delusion, c’est tout un programme :
Les deux mystérieux sont en plein buzz avec leur premier EP Midnight Sun, on est contents, ils ont joué deux fois en live sur Nova, on les écoute à l’autre bout du monde, et pourtant ces quatre morceaux sont relativement anciens – depuis ils en ont composé d’encore meilleurs. On leur prépare de cool dates, et on dévoilera peut-être un deuxième clip sous peu, pour faire patienter tout le monde jusqu’à leur deuxième disque, qui devrait arriver à la rentrée prochaine…
Et sinon, dans la Cracki Dj Team, aux côtés de Renart et Larcier, il y a moi, mais ça compte pas vraiment, et Dooks, un ami de Berlin, aussi drôle que sa culture musicale est vaste.
Il y a surtout une foule d'artistes qu'on découvre un peu partout, un peu comme à la pêche aux crabes où il faut soulever les rochers. Ou la pêche aux moules. Pour les artistes, on fonctione exactement comme pour nos évènements ou le blog : on ne s’enferme pas dans un style défini, on ne s’interdit rien. On cherche les perles surtout sur les internets – mais le plus important est qu’on s’entende, qu’on ai la même idée de la musique, bref qu’on soit potes. C’est notre démarche : on ne sort pas des disques juste pour les sortir, hop, bonjour au revoir, mais on veut accompagner l’artiste, l’aider à se développer, se marrer avec lui, être fier quand ça marche et s’en ficher si personne n’aime. Sinon je ne vois pas l’intérêt.

WAS : Ton meilleur souvenir musical avec Cracki ?
Qosmonaut : A chaque fois qu'on danse tous les cinq comme des idiots sur notre hymne, un morceau de rock psyché indien, dont on garde jalousement le nom.

WAS : Pourquoi choisir des usines désaffectées comme lieu de soirée ? Pour faire plus D4RK ?
Qosmonaut : Au contraire. Les usines c'est tout ce qu'il y a de plus fun et funky quand c'est bien aménagé. Dis-toi qu'on a même passé 3 nuits dans la dernière, on y était tellement bien et on était super en retard la veille de la soirée.
Aussi, ça répond juste à notre envie de voir des soirées comme on aimerait en passer à Paris : lieu original, secret, dévoilé 24h à l’avance, surprises, tarifs anti-entube, et surtout musique de qualité à découvrir.
Lors de la dernière, il y avait des canapés partout, une jungle, un salon de coiffure gratuit, plusieurs expositions inédites, un jeu de lumières et Vjing géniaux grâce au collectif NYX, des poupées et des confettis…

WAS : Des projets pour l'avenir avec Crackinette Records ?
Qosmonaut : On va tous se marier. On aura plein d'enfants, ils seront bleus, de code HEXA #12afff. Et on sera tous sur Free Mobile Et on s’appellera Knacki Records
Ceci fait, nous aurons tout le loisir de continuer à nous consacrer corps et âme à nos artistes, et à vieillir baignés de musiques chatoyantes, miaou.
Par exemple, il y a notre troisième disque qui arrive très bientôt. Ce sera un EP de l'ami Renart. Là il est métamorphosé en une sorte de Goupil-Pégase ailé, charmeur comme pas deux. Un son organique, plus chaud que ce qu'on avait pu entendre de lui jusqu'à présent, ça va surprendre. Il y a des vocals, il s'est enregistré à la guitare, il a samplé son petit frère...

WAS : !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Qosmonaut : ???????????????????????????????
ça va pas bien la tête ????????????????

WAS : Rien à ajouter ?
Qosmonaut :

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Phonographe


Interview - Cracki : 'On s'enjaille !'

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Le 24 septembre dernier, des centaines de noctambules, animés par une envie de faire la fête, affluaient en masse vers un hangar gigantesque, perdu dans une rue d’Ivry-Sur-Seine. La raison de leur soudaine migration était ce qui est devenu aujourd’hui une référence dans les esprits d’une jeunesse alternative en quête de changement et de liberté : « La Cracki ». Formé début 2010 par Kraft, Sok, Donatien, Alexandre et Antoine, le collectif éléphantesque a évolué depuis, au point d’être qualifié dernièrement comme un des nouveaux acteurs incontournables de la nuit parisienne par A Nous Paris, ou encore d’être élu label du mois par le magazine Tsugi. Alors que vient de sortir l’EP d’Isaac Delusion et que le label semble connaître le même succès que leurs évènements, nous avons voulu en savoir plus sur ces cinq individus, leurs valeurs et leurs projets. Rencontre avec Kraft et Qosmonaut dans le temple du « Ganesh au vinyle dans la main droite ».


- Alors Cracki ça part de quoi, comment tout a commencé ??

Kraft: Au début ça partait d’un trip avec Donatien. On s’est dit : « Tiens, si on montait un label ! ». On a donc créé une association en janvier 2010 mais il s’est rien passé pendant 6 mois. On avait juste un blog sur lequel on postait des news musicales ou des morceaux qu’on aimait bien. Puis ensuite on a fait une première soirée, on a ramené nos potes qui ont ramené leurs potes et on a vu que ça marchait bien. C’est à ce moment-là qu’on s’est vraiment tourné vers l’évènementiel et qu’on s’est dit qu’il fallait peut-être bien définir une stratégie. Le but des évènements qu’on organisait comme « Le Salon D’Eté » ou « La Cracki » c’était de se faire un nom, de faire découvrir aux gens notre univers et notre esthétique et ce qu’on avait à leur proposer d’original. Et on s’était dit que c’était lorsqu’on aurait acquis une certaine notoriété qu’on se lancerait en tant que label.

- Qui fait quoi dans Cracki ??

K: Antoine et Donatien se sont concentrés sur la production et le label, quant à Sok et moi on s’est plus orienté vers le côté évènementiel du collectif. Qosmonaut: Mais au final on fait tous plein de trucs, on n’est pas véritablement assigné à une tâche précise !
K: C’est nous cinq vraiment qui prenons les décisions artistiques et d’ordre général, mais depuis peu on a recruté quinze adhérents qui sont souvent là et qui nous aident énormément sur nos évènements. C’est le Cracki Crew ! En fait on fonctionne comme une bande de potes structurée ou comme une grande famille.

- Ce côté familial, est-ce que c’est votre valeur ajoutée pour vos évènements ? Pensez-vous que ça a contribué au succès des Crackis ?

K: C’est vrai que cette année ce genre de soirées dans des lieux originaux, avec de la musique électronique pointue, sont devenus très à la mode. Chaque collectif ou chaque soirée à ses spécificités et c’est vrai que pour les Crackis le côté familial et festif prime sur le reste. Les gens se sentent bien, voient qu’on a fait un effort sur la déco, que le bar est tenu par des potes, que l’entrée et les consos ne sont pas chères… On n’est pas là pour vous niquer et prendre votre fric en parquant mille personnes dans une usine et en balançant du son à fond. Quand tu sors tu as souvent l’impression d’être pris pour une vache à traire, et nous on ne voulait pas donner ce sentiment aux personnes qui venaient à nos évènements. Ce qu’on ne trouvait pas nous et nos potes on l’a créé ici, et on a dit à des personnes qu’on ne connaissait pas de se joindre à nous. On voulait se faire kiffer et faire kiffer les autres, il n’y avait pas du tout d’aspect financier derrière.
Q: Je pense que cette atmosphère a séduit les gens qui étaient venus à la Cracki#1. Ensuite le bouche à oreille a fait le reste et on s’est retrouvé avec 4000 « attendings » sur l’évènement Facebook de la deuxième. C’est vrai que ça a pris beaucoup d’ampleur et qu’on a été très surpris. Mais je pense aussi qu’il y avait un besoin de la part des jeunes de notre âge de faire la fête différemment et de dire stop à ce qui existait avant ; et nous on a un peu satisfait ce besoin en quelque sorte, on est arrivé au bon moment.

- Comment vous placez-vous dans ce nouveau milieu de la fête parisienne et par rapport aux autres collectifs concurrents qui, comme vous, organisent ce genre d’évènements alternatifs ?

K: On ne peut pas parler de concurrents, parce que ces gens-là, on est en contact avec eux et on les connait. Justement c’est super qu’il y ait des petits groupes comme ça, des collectifs qui se disent qu’il faille faire bouger les choses et qui organisent des évènements innovants et différents de ce qu’on a l’habitude de voir. C’est ce qui fait que les villes et que les choses évoluent. Il ne faut surtout pas se dire que c’est un nouveau créneau et qu’on va se gaver parce que les gens en ont marre d’aller en boîte. Faut que « la fête » reste l’objectif premier.

- Vous n’avez pas peur d’un effet de mode ?

Q: Non parce qu’il reste plein de trucs à faire et nous on continuera à organiser des fêtes comme on aime en faire. On continue quand même à se creuser la tête pour être innovant et chercher de nouvelles idées.

- Justement ce côté familial est-ce que vous l’instaurez entre vous et vos artistes au sein du label ?

K: Ce côté « grande famille » est propre à Cracki, et c’était sûr que lorsqu’on allait monter le label on aurait continué à fonctionner comme ça. On ne voulait pas être un label avec un tampon Cracki : le mec il nous passe ses sons, on les produit, on les sort et après on en parle plus. Isaac par exemple ça fait deux ans qu’on les connait ; Larcier si on a une suggestion à lui faire sur une de ses prods on la lui soumet. On a même organisé une session d’enregistrement de voix de femmes dans l’appart pour la prochaine sortie du label !!!
Q: On base vraiment la relation qu’on a avec nos artistes sur le partage. On ne veut pas prendre de décisions à leur place ; on travaille sur les projets tous ensemble pour qu’eux soient contents et qu’ils aient confiance en nous et inversement. On veut que nos artistes travaillent dans de bonnes conditions.

- Avec Larcier on est dans une ambiance deep-house ; avec Isaac Delusion dans un univers plus pop/ folk/ électro, comment définissez-vous la direction artistique du label ??

Q: C’est ce qu’on aime avant tout, on fonctionne avec nos goûts. Dans Cracki chacun vient d’un univers musical différent; il y en a qui sont plus rock et folk, d’autres plus hip-hop, et encore d’autres qui n’écoute que de l’électro. Notre but ce n’est pas d’être un label spécialisé et de produire que de la techno ou que de la deep… Nous on cherche à créer une touche « Cracki », d’être une sorte de label hybride, mettant en avant la diversité et la différence. Un peu dans le style de Warp par exemple.
K: Il y a une cohérence pour l’instant entre les deux artistes qu’on a produits et on va essayer de la préserver avec nos prochaines signatures. C’est un avantage mais c’est aussi un challenge parce qu’il ne faut pas perdre ou décevoir les fans de nos artistes. Mais cette ouverture ça nous permet de ne pas nous enfermer dans un style précis et de ne pas être limité dans notre direction artistique.

- Vous n’avez pas fait de sorties physiques avec label, pourquoi ??

Q: Au début ça a été un choix par défaut. La sortie digitale c’est quand même plus facile et c’est moins coûteux. Même si on jouissait de la notoriété de nos soirées, on avait peur de se planter.
K: Mais c’est prévu l’année prochaine de faire des sorties physiques. Là on débute, on a le temps de mûrir et c’est vrai qu’en étant un petit label qui commence on n’aurait pas survécu si on s’était lancé directement dans la sortie de CDs ou de vinyles.

- Agir comme ça, est-ce que cela fait de vous un « label nouvelle génération » ?

K: On ne sait pas encore, mais c’est vrai qu’on veut se différencier des grosses majors ou des labels plus connus. Ce sont peut-être des petites structures comme les nôtres qui vont amener un changement dans la manière de produire et de vendre de la musique grâce à internet et de permettre aux artistes d’être rémunérés. Tout reste à faire et à redécouvrir et c’est ça qui est incroyable !

- C’est vrai qu’il se passe plein de choses dans l’industrie de la musique et dans l’évènementiel aujourd’hui. Comment est-ce que vous imaginez Cracki dans 5 ou 10 ans du coup ?? Est-ce que vous allez conserver cette double activité : le label et l’organisation d’évènements ??

K: Comme je l’ai dit, Cracki ça a été créé pour être un label. On va continuer à organiser des soirées et des évènements parce que pour le moment on aime ça. Mais c’est vrai qu’on réfléchit à créer une structure qui permettrait de continuer l’activité du label et d’organiser nos propres évènements en même temps. C’est peut-être ça le « label nouvelle génération ».
Q: Mais peut-être que dans 5 ans on aura une troisième branche on ne sait pas. Tout va tellement vite aujourd’hui et il faut toujours être innovant.

- A plus court terme, quels sont vos évènements pour 2012 ??

K: La Cracki#3 bien sûr. Elle devait être en mars mais ça a été décalé. Du coup on espère qu’elle aura lieu en juin. On a la pression parce qu’elle est super attendue mais ça va être énorme, on a plein de trucs cools en tout cas ! Sinon, les « Salons D’Eté » annuels ; sauf que cette fois on aimerait en faire trois avec l’arrivée des beaux jours. Il y a aussi les concerts d’Isaac Delusion qui sont en tournée en ce moment et puis des évènements par-ci par-là dont on est partenaire et qu’on soutient.
Q: Au niveau du label on espère deux sorties avant l’été. Le prochain EP de Renart début avril avec un style tout à fait différent de ce qu’on avait pu entendre avec « Voyage Chromatique ». Il nous a vraiment fait un morceau avec une « touche Cracki », un son plus chaud avec des voix, ça va vraiment surprendre des gens. Ensuite, une deuxième sortie vers juin avec un groupe un peu funk, un peu hip-hop, un peu électro … mais qui reste dans notre univers. Et peut-être un nouvel EP d’Isaac Delusion, mais dans un style vraiment différent.

- Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?

K: Moi j’ai bien aimé Rocky ça me rappelle Inner City. J’écoute leur morceau en boucle. Il y a aussi le projet Babylone d’Ekomine sur Coton Tige, je trouve ça assez intéressant. Sinon j’écoute pas mal de trucs à l’ancienne.
Q: Moi je suis dans une période disco et funk, mais j’écoute plein d’autres trucs aussi. J’ai bien kiffé Das Racist.

-Trois mots pour définir Cracki ?
ON S’ENJAILLE !!

L’agenda Cracki:
29 fev → Isaac Delusion / Momo, London
29 fev → DAWN RECORDS & Nuits Sonores party w. I:Cube / Social Club, Paris
1er mars → Isaac Delusion / L’International, Paris
8 mars → Minotor party : Aniara Label Night / I.Boat, Bordeaux
9 mars → Feection party w. Lee von Dowsky, Renart b2b Larcier / Glazart, Paris
15 mars → Isaac Delusion / OPA, Paris

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Antoine Bigot
antoine@microqosmos.com