Revue de presse ~ Isaac Delusion


mıcroqosmos



Cette page se veut une rapide revue des principales apparitions d'Isaac Delusion dans les médias web, presse, passages radio et télévision. La période couvre du premier disque, Midnight Sun EP (29 janvier 2012) à aujourd'hui, en passant par le Early Morning EP (26 novembre 2012). Premier album attendu le 2 juin 2014.

Profitons de l'occasion pour remercier chaleureusement nos soutiens !

— et pour toute demande promo : Antoine Bigot // antoine[a]microqosmos.com

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Shadazz


Isaac Delusion (Elliott Smith Cover) • Between The Bars (Track)

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On guette toujours les nouvelles actualités d’Isaac Delusion tant les petits protégés de Cracki Records sont uniques de part leur talent et la sensibilité de leur musique. Si il était un artiste dont la sensibilité justement transpirait dans chacun de ses morceaux c’est bien Elliott Smith. C’est donc presque tout naturellement qu’on écoute et ré-écoute cette cover du titre « Between The Bars » qui s’est démocratisé via la B.O du film Will Hunting. Magnifique.

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Radio Nova


Elliott Smith sublimé par Isaac Delusion

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S'attaquer à une pop song monument n'est jamais simple, on ne dénombre plus les très mauvais remixes de producteurs bas de gamme qui optent pour la stratégie de vaguement triturer un immense hit pour profiter de sa notoriété.

Dès lors, réussir une reprise n'est pas donné à tout le monde, alors réussir une reprise de l'immense morceau de Elliott Smith "Between The Bars", là on commence à écrémer sévère.

C'est pourtant le tour de force que vient de réussir Isaac Delusion, qui a décidément du talent à revendre et cela fait longtemps qu'il nous l'ont prouvé, aujourd'hui, par cette reprise, ils témoignent avoir du talent, de très bons goûts et beaucoup de finesse.

Between The Bars repris par Isaac Delusion s'écoute ci-dessous.

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Sourdoreille


Isaac Delusion reprend Elliott Smith

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Ils ont osé s’attaquer à Elliott Smith. Le défunt songwriter américain avait touché le sublime avec son Between the bars, clairement l’une des plus belles chansons qu’il nous ait été donné d’entendre à ce jour. Les Français d’Issac Delusion, qu’on avait interviewés ici, n’ont pas froid aux yeux et ont décidé de lui rendre hommage par une reprise. C’est réussi et délicat, comme toujours avec eux. Cette semaine s’annonce douce.

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Tsugi


Remix du jour : Isaac Delusion - "Children Of The Night" (L'Impératrice remix)

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Le 12 mai sortira le premier album de Isaac Delusion chez Cracki Records - que l'on avait élu label du mois, oui oui - et on peut déjà vous dire qu'il s'agira d'un bien bel album, mêlant joliesses printanières et refrains fleuris. "Children Of The Night", dernier single en date, se trouve aujourd'hui habillé par L'Impératrice - également membre de la team Cracki.

Le titre est sorti de sa mélancolie pour valdinguer sur un dancefloor tranquille. Avec des fleurs donc.

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Sud Ouest


Bourg-en-Gironde : Vie Sauvage, un festival pour les groupes en devenir

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Après une Collection hiver avec une soirée à L'Iboat à Bordeaux le 28 novembre 2013, les membres de Vie sauvage préparent activement la troisième édition du festival éponyme. Elle se déroulera du 13 au 15 juin dans le village de Bourg. Lundi soir, dans la salle de conférences de la librairie Mollat à Bordeaux, les bénévoles ont dévoilé la programmation de l'édition 2014.

Une nouvelle fois, elle sera synonyme d'audace et de talents montant. En 2013, Vie sauvage avait déjà fait fort en invitant le groupe Fauve. D'ailleurs, le public ne s'y était pas trompé puisque le parc de la citadelle avait accueilli 1 200 personnes. L'organisation repart sur le même tempo avec trois jours de festival et une déambulation dans la ville.

Le vendredi soir, pour le début de la manifestation, c'est un véritable parcours musical dans toute la ville avec des concerts gratuits en itinérance où le maître mot sera la découverte. Les spectateurs feront ainsi la connaissance de Be Quiet, Cléa Vincent, Friends of mine, John and the Volta, Le A, Nunna Daul Isunyi ou encore Ross Heselton. Le samedi laissera la place à la soirée phare de l'événement avec un concert dans le parc de la citadelle. Un parc qui sera spécialement mis en valeur par une équipe d'architectes et scénographes de l'association qui habillera le lieu pour l'occasion. Un véritable parcours visuel, sonore et gustatif sera proposé aux spectateurs qui assisteront aux prestations de Babe, Fakear, Isaac Delusion, Lawrence Arabia, Martial Jesus et Odezenne.

Le duo parisien Isaac Delusion, tête d'affiche de cette édition 2014, entremêle pop, électronique, boucles hip-hop, folk et basses funk dans des ballades oniriques.

Le dimanche pendant le marché, carte blanche sera donnée à Merci Gertrude pour l'animation, tandis que des installations numériques dans le vieux lavoir par Poivre et une performance visuelle et sonore dans l'ancienne cuve à pétrole par Monolithe noir et Nicolas Pelletier seront réalisés.

Festival vie sauvage ; du 13 au 15 juin. Le festival est gratuit le vendredi et le dimanche, 17 € en prévente et 20 euros sur place pour le samedi soir. Plus d'infos sur www.festivalviesauvage.fr.

< Le duo électro pop Isaac Delusion, tête d’affiche pour l’édition 2014. >
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FRANCE INTER


Live : émission 'On va tous y passer'

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C’est grâce à quelques festivals et à une poignée de maxis que ce jeune groupe français a commencé à se faire un nom. Leur musique est de celle qui réveille en douceur : hypnotique et cotonneuse…

Leur premier album sortira en mai et ils sont en concert au Nouveau Casino à Paris ce soir dans le cadre du festival « Fireworks ! ».

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SOURDOREILLE


Isaac Delusion, la maitrise du rêve

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"Certains morceaux sont parfaits. Rien ni personne ne devrait y toucher. C’est le cas de Midnight Sun, balade onirique composée par Jules Paco et Loïc Fleury au sein de leur projet Isaac Delusion. Deux ans plus tard, le duo s’entoure de nouveaux musiciens et s’enferme en Normandie pour composer son premier album. On a discuté avec ces deux représentants du royaume des rêves."


Malgré la jeunesse du projet, on sent une grosse attente autour de ce premier album. Difficile de composer sans penser aux attentes de votre public ?

Jules : Beaucoup de morceaux avaient été faits avant que l’on se pose la question de l’album, et donc sans penser à l’attente. Certains sont même assez vieux. Si on avait eu conscience de ça avant, on l’aurait surement fait différemment. On aurait moins osé.

On aura droit à un changement de registre par rapport aux EP ?

Jules : Deux morceaux restent : Early Morning et Midnight Sun. Ils sont juste mixés une nouvelle fois pour qu’ils soient plus cohérents avec l’album. Sinon, c’est dix nouveaux titres.
Loïc : La grosse différence, c’est qu’on est plus uniquement deux mecs qui composent : on est quatre. Il y a beaucoup plus d’influences extérieures, notre son s’est ouvert et on s’est détachés de notre son très minimaliste avec sample, voix, basse, même si les gens aimaient bien ça.
Jules : En fait, on a enrichi ce son depuis qu’on a commencé à faire des concerts. C’est une nouvelle dimension. Un titre comme Midnight Sun ne marchait pas en live au début. Alors, il a fallu l’adapter. Cet album est définitivement plus adapté au live.

Tout ça s’est fait dans la douleur ?

Loïc : Non, dans la joie et la bonne humeur. On est allés s’enfermer au Studio 33 en Normandie chez Alain, notre ingé-son. C’est une maison avec plein de place où on a vécu pendant deux mois et demi.
Jules : C’est un petit corps de ferme super beau avec un petit ruisseau qui passe…
Loïc : C’était du travail, mais t’es avec tes potes, tu fais ce que t’aimes. C’est plus sympa qu’enregistrer dans un studio parisien où tous les soirs tu dois te couper, prendre le métro et revenir dans le monde réel.
Jules : Faut se mettre en immersion. Tout était fait pour que ça se passe bien. Et puis, on l’a mixé avec une pointure, Julien Delfaud, qui sortait du mixage de Woodkid ou de Revolver, je crois. Il a rajouté cette énergie.

Vous me chroniquez votre album ?

Loïc : C’est un album jeune. Il n’est ni pensé ni calculé pour se vendre. Instinctif, varié et intéressant du point de vue de la recherche sonore. C’est un premier album donc il est loin de l’oeuvre finale mais il mérite de se pencher dessus.
Jules : Belle chronique (Rires).

Votre famille aime bien votre musique ?

Jules : T’as forcément un héritage de tes parents donc ça se transmet dans ta musique et il arrive qu’ils retrouvent des choses, des sonorités auxquelles ils sont habitués. Il y a un peu de déterminisme.
Loïc : Notre musique est basée sur les mélodies donc on touche un panel de gens assez varié. C’est pas basé sur le rythme ou l’agressivité. Il y a des musiques beaucoup plus difficiles à rendre accessibles aux non-connaisseurs ou aux générations de nos parents.
Jules : Si tu fais de la trance, ça marche moins bien.

J’ai lu que, pour vous, le label Cracki Records fonctionnait comme une major. Vous pouvez m’expliquer ?

Jules : Ça devait être moi. Je disais qu’ils étaient une bande de potes qui avaient monté un collectif, qu’ils partaient de rien et qu’ils y sont allés au culot. Ils n’ont pas fait les choses dans l’ordre et n’ont pas respecté leur statut de « petit collectif ». Ils ont tout de suite vu les choses en grand et c’est pour ça que j’ai dit qu’ils fonctionnaient un peu comme une major. Mais, c’est pas du tout une major (Rires).

Si, ça avait pas été Cracki. Il y aurait eu qui ?

Loïc : Ça aurait peut être été rien. J’étais le premier à prendre contact avec eux, il y a cinq ans. C’était juste des connaissances.
Jules : Quand on faisait de la musique, on a jamais cherché à la diffuser, à chercher un label, à faire des concerts. On mettait juste des sons sur MySpace pour faire écouter à nos potes. Donc, il n’y aurait surement rien eu sans Cracki.
Loïc : Pour la petite histoire de Midnight Sun, en gros, c’est Jules qui a composé l’instru. Un jour il me passait ses prods pour que j’écoute, mais il avait pas l’air convaincu. Quand je suis tombé sur celle-là, je lui ai dit que c’était pas mal et lui ai demandé qu’il me l’envoie. Ensuite, j’ai travaillé dessus et puis je l’ai laissé de côté, de la même façon que lui. Et un jour, un mec de Cracki Records est passé et, après trois, quatre secondes de Midnight Sun, il a dit « Attends, attends, remets ça » et « encore », « une autre fois ». Bref, on s’est dits que ça faisait beaucoup.

Qu’est ce que ça donne Isaac Delusion en live aujourd’hui ?

Jules : Il y a le bassiste Nico, qui s’est intégré super rapidement et Bastien, qui lui, fait un million de choses : guitare, percus, drum, claviers. Comme il pouvait tout faire, ça a été moins évident. Mais aujourd’hui, il compose les morceaux avec nous, donc ça roule tout seul.
Loïc : Ce qui est intéressant, c’est que ça a beau être de la musique électronique, quand tu vas à nos concerts, tu es devant un groupe qui joue. Y’a de la vie, des instruments, c’est jouissif ! Tu vois, on est allés au Pitchfork et on a vu le groupe de Nicolas Jaar et ça fait vraiment son effet. J’aime beaucoup les groupes à la Animal Collective ou Darkside qui ne se reposent pas sur leur ordinateur.
Jules : Ce qui est marrant, c’est qu’on a retrouvé au Pitchfork cette année plein de groupes en formations à deux. Un chanteur et un mec aux machines. C’est la formation qu’on avait au tout début. On se disait « Ah, ce serait mille fois mieux si on avait des musiciens » et j’ai l’impression que les artistes reviennent beaucoup à ces petites formations à deux, très électro, très minimalistes. Nous, on a fait complètement l’inverse.
Loïc : Ouais, la démarche inverse. On s’est éloignés de la musique à la James Blake.

Vous êtes fans de ciné. Si Isaac Delusion était un film ce serait lequel ?

Jules : Sacré Graal (Rires)
Loïc : Ouais, Sacré Graal. Mais, on a trop de films préférés.
Jules : Dans le clip Children of the Night, il y a pas mal de références (Stanley Kubrick, Ken Russel - ndlr) mais ce sont les influences de Mateusz Bialecki, qui faisait partie de Cracki Records et qui a rencontré Loïc aux débuts d’Isaac Delusion. Mateusz a réalisé ce clip, celui de Midnight Sun et il fait aussi des projections de visuels sur un écran en live.
Loïc : C’est la partie visuelle de notre musique donc on peut dire qu’il fait vraiment partie du groupe.

Quel sera le profil de festival à tenter en 2014 ?

Loïc : On a envie de se confronter à des festivals plus gros.
Jules : Primavera…
Loïc : Voilà, on serait écrits en tout petit sur l’affiche (Rires)
Jules : Lequel on aimerait faire ? Coachella, ce serait fun (Rires)
Loïc : Niveau festivals indés, le Great Escape en Angleterre, on aimerait bien. Et le Island Airways en Islande, j’adorerais y jouer même si c’est difficile d’accès quand tu es Français.

Musicalement ça collerait bien, en plus !

Loïc : Mais carrément
Jules : Ou rejouer au Pitchfork !
Loïc : On y a joué, il y a deux ans, mais je me dis avec du recul que si on y rejouait cette année, ce serait encore mieux. Il y a aussi des festivals US comme le Bonnaroo (Tennessee) où on aurait pu aller. Ils nous avaient contactés mais ils payaient pas le prix du billet d’avion, donc c’était compliqué.

Des pronostics pour des surprises en 2014 ?

Loïc : L’année dernière, on a vu Benjamin Clementine à Calvi on the Rocks, et c’est énorme. Il a quelques côtés un peu pop qui me dérangent des fois mais il a un potentiel de fou.
Jules : Ah ouais, grosse claque.
Loïc : Après, j’ai pas vraiment de petits chouchous en France. Tout le phénomène Fauve, j’accroche pas vraiment, même si je reconnais qu’ils ont du talent.
Jules : Il y a aussi Apes & Horses de chez Cracki !
Loïc : Moodoïd, ils vont surement cartonner aussi.

Un groupe sur le retour que vous espérez ?

Loïc : C’est plus une continuité qu’un retour, mais on attend de pied ferme le deuxième album d’Alt-J.

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Crumb


A suivre, Isaac Delusion

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Duo parisien formé il y a à peine deux ans, Isaac Delusion a déjà à son actif deux EPs, Midnight Sun et Early Morning, une tournée aux Etats-Unis et une participation au Pitchfork Festival de Paris.

En 2014, le groupe continue sa route avec la sortie prochaine d’un premier album en s’enrichissant de nouveaux membres ainsi que de nouvelles sonorités.
Ce premier titre, Children of the Night, nous emporte dans une pop lascive et entraînante, guidées par les voix célestes de Isaac Delusion et de la douce Lys’s (Alizée Chrétien) qui signe ici une belle participation.

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SHADAZZ


Isaac Delusion - Children Of The Night (clip)

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Le morceau était déjà sacrément entêtant, preuve encore qu’Isaac Delusion reste toujours au top.


Le groupe phare de l’écurie Cracki Records nous surprend encore une fois avec le clip de « Children Of The Night », single extrait de leur premier album qui sortira au Printemps prochain. Une vidéo à l’ambiance mystique où l’on suit la quête de deux jeunes adolescents qui les conduit vers un château habité par une étrange vampire. Ça nous rappelle tantôt La Cité des Enfants Perdus, tantôt The Rocky Horror Picture Show. Isaac Delusion est bel et bien la figure d’une nouvelle génération, celle des enfants de la nuit…

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KONBINI


Children Of The Night : le nouveau clip d'Isaac Delusion

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Isaac Delusion est de retour. Après deux premiers EPs (Midnight Sun et Early Morning), les Français ont proposé une nouvelle composition à la mi-janvier, “Children of the Night”, qui est aujourd’hui être agrémentée d’un clip. On retrouve l’onirisme et la mélancolie musicale qui fait la force d’Isaac Delusion dans ce beau visuel en noir et blanc puis en couleur. Un album est prévu pour le printemps

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Tsugi


Isaac Delusion 'Children Of The Night'

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Le morceau est sorti il y a quelques jours mais on a attendu le clip pour vous en parler, le label Cracki sur lequel le groupe est signé ayant tendance à soigner les images.


Isaac Delusion nous avait plu pour son mélange d'instru venant du hip hop, de pop onirique et d'inspiration soul. Ils avaient d'ailleurs joué au Pitchfork Festival en 2012, preuve qu'il n' a pas qu'en France que la magie opère. "Children Of Night" creuse le sillon du premier EP : aérien et mélancolique, ce qui n'empêche pas de se faire attraper par le refrain. La voix du chanteur est fidèle à elle même, feutrée, tirant sur les aigües et lointaine.

Quant au clip, on quitte pour une fois les couleurs chiadées, bleu océan, orange lever de soleil (souvenez vous de "Early Morning") pour un clip qui commence en noir et blanc avant de passer au carmin. Le groupe plonge dans une esthétique d'inspiration "goth des champs" tout en gardant cette espèce d'élégance toute en retenue. On vous rassure, le coté buccolique si rafraîchissant est toujours présent, dans la musique et les images.

L'album sortira au printemps. Dès qu'on en sait plus...

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Inrocks


Isaac Delusion : le clip de 'Children Of The Night'

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Voici un premier album qui est très attendu.

Depuis l’année dernière, Isaac Delusion disperse ses perles atmosphériques, pour une pop non moins en apesanteur. “Early Morning”, “Purple Sky, “Supernova”, le volubile “Midnight Sun”, ou plus récemment encore ce Children Of The Night nostalgique. Un clip en noir et blanc où l’on trouve des jeunes qui lisent des livres et un mime en marinière. La sortie de l’album est prévue au printemps.

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Noisey


(Premiere) Watch this Isaac Delusion video for 'Children Of The Night'

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Isaac Delusion are a quartet currently hailing from Paris, they love the 70s, and they make music that's instantly recognizable thanks to singer Loic’s rich and florid tones (Antony Hegarty being the most immediate touchstone).


Lifted from their forthcoming album, scheduled to drop later this year, "Children Of The Night" is sonically sophisticated, hypnotic synths zoom and fade over beats which skip and trip, pushing the song towards its full-bodied chorus.
Meanwhile, the accompanying video, premiering above, isn't so much a pop promo as a short film, starring two kids—who will clearly be heartbreakers when they grow up—on a surreal odyssey involving an outdoor abandoned library, a creepy mime, a canoe, and a decadent banquet that's part Ken Russell's Gothic, part Nosferatu, and part Eyes Wide Shut. And that's just a taster. Watch it.

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BRAIN MAGAZINE


in Page Pute - Chansons du Dimanche

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Phonographe


Écoutez 'Children Of The Night', le premier extrait de l'album d'Isaac Delusion

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Les gars d’Isaac Delusion se sont faits discrets ces derniers mois, mais ce n’est pas pour autant qu’ils se sont tournés les pouces.

Cette fin d’année, ils l’ont passée en studio pour enregistrer leur premier album qui sortira un peu plus tard en 2014 sur Cracki Records. Le quatuor du label à l’éléphant nous en livre ici le premier extrait. Et si le style change par rapport à leurs deux précédents EP, on n’est absolument pas déçu par ce sublime « Children Of The Night » à écouter ici.

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France Inter


Émission 'Addictions'

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DÉLICIEUSE MUSIQUE


Isaac Delusion : exclu 'Children Of The Night'

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Quel plaisir de vous dévoiler aujourd'hui en exclusivité sur Délicieuse le retour de la fameuse formation Isaac Delusion, dans le cadre de la sortie de leur premier album.

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Radio Nova


Isaac Delusion - Transistors : son du jour Nova

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Il n’y a qu’à l’ombre d’un sommeil fragile que l’on puisse se permettre d’entremêler Pop, Électronique, boucles HipHop, Folk et basses Funk, le tout avec une insoutenable légèreté. Le premier EP parlait d’un soleil à minuit, le deuxième, de l’aube. Ils viennent de terminer leur premier album qui est prévu pour 2014.

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France Inter


Live : Trabendo Inter Session

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RADIO NOVA


Live : festival Les Arts Des Vignes

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Les Arts des Vignes affichent plus que jamais son côté éclectique riche en pépites musicales pour cette dernière soirée: immanquable!

Elles sont cinq, elles sont belles et surtout elles rigolent bien, ce sont les Trash croutes! Leur concept est simple : deux ukulélés, une contrebasse, un métalophone, un synthé, une basse, des claquettes, un oeuf... pour reprendre en chœur et en français des tubes kitsch des années 70 à nos jours, le tout en tutu et paillettes!
Isaac Délusion, une nos révélations pop de l’année! Une ambiance pop atmosphérique, un voyage musical, sensoriel. C’est lumineux, délicatement nappé d’électronique, des mélodies indispensables… une caresse pour les oreilles !
Avec L’Impératrice, n’aie plus peur, rejoins l’Empire !!! Elle règne sur le groove comme sur les cœurs…Son premier opus sonne comme une révélation, météore se faufilant entre funk, french house 90′ et hiphop.
Finish avec Hag et son concept musical constitué d’un seul musicien, une machine et une Bass. Hag joue dans le noir avec une lampe frontale pour focaliser l’attention du public sur le son ! Musicien expérimentateur inclassable, Hag est ce genre de spectacle dont le spectateur est dans le spectacle.

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RADIO NOVA


Live : Isaac Delusion & L'Impératrice Sud Ouest tour

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Culte de l'éléphant bleu @ I Boat vendredi 07 juin

Bon, ces deux là, ça fait un petit bout de temps qu'on rêve de se les coincer en concert...

Depuis la sortie de Midnight Sun et d'Early Morning, deux E.P. impeccables sur le label à l'éléphant bleu Craki Records.... Un mix subtil d'électro hip hop groovy et de folk brumeuse avec des mélodies catchy à souhait et pourtant pas si évidentes que ça.... Mine de rien, tiens, je me rends compte que j'ai déja placé les mots rêves et brume dans les deux premières lignes... Un lapsus révélateur car c'est avec ces deux mots que je définirais le mieux leur musique...

Isaac Delusion, c'est un peu la bande son parfaite, après un long road trip, d'une arrivée en fin de nuit à la plage avec les yeux qui piquent... quand derrière le volant, on coupe le contact en cherchant un bon son à caler dans l'auto radio pour profiter du lever du soleil....
Le duo c'est adjoint un bassiste pour la scène et rode actuellement en live les morceaux qui figureront (ou pas) sur leur très attendu premier album... ce qui nous promet, à coup sur, quelques nouvelles belles surprises...

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FRANCE 2


Live : émission 'Ce soir ou jamais'

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L'actualité vue par la culture. Entouré d'une pléiade d'intellectuels, Frédéric Taddeï laisse place au débat d'idées en donnant la parole à ses invités.

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LAST FM ORIGINALS


Isaac Delusion Light Up Mercury Loune NYC

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Emerging from the blossoming electronic music scene in Paris, Isaac Delusion is making fast headway into the consciousness of the world at large. Playing the Pitchfork Music Festival in 2012 and most recently topping off a successful 2013 U.S. tour with performances at SXSW. We managed to catch them on their NYC stop at Mercury Lounge and get an exclusive look at their etherel, thumping performance.

Right before the show, the band sat down for a quick interview backstage to talk about their latest EP, Early Morning, and more.

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WASHINGTON POST


Nightlife Agenda

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The annual Francophonie Festival features plenty of theater, movies and world music, but it also dives into French DJ culture. Isaac Delusion comes from Paris to Georgetown this weekend, bringing bubbling electronic and breezy '70s-influenced Balearic indie-pop to Malmaison. Recommended for fans of Phoenix, Metronomy or Telepopmusik, but get tickets in advance.

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Brooklyn Vegan


Isaac Delusion US Tour 2013

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French group Isaac Delusion released an EP & new video; touring US, including 2 NYC shows this week (win tix) + SXSW

Parisian duo Isaac Delusion release their Early Morning EP this week on Cracki Records, which shows off their likeable, effervescent glitchpop style. You can stream the whole thing below and we've got the premiere of the EP's single, "Supernova," below which puts a Warholian twist on the old Mister Chinagain gag.

Isaac Delusion are here for a handful on North American shows leading up to SXSW. Thier tour kicks off with two shows in NYC this week: Glasslands on Tuesday (2/26) with Hess is More (tickets); and Wednesday (2/27) at Mercury Lounge with Doe Paoro (tickets). If you'd like to go to the Mercury Lounge show for free, we've got a pair of tickets to give away.

All tour dates are listed below...

Isaac Delusion - 2013 Tour Dates

02.26.13 - Glasslands - Brooklyn, NY #
02.27.13 - Mercury Lounge - New York, NY *
02.28.13 - Cafe 939 - Boston, MA
03.04.13 - Bardot - Los Angeles, CA
03.06.13 - Hotel Utah - San Francisco, CA
03.08.13 - The Casbah - San Diego, CA
03.12.13 - The Echo - Neon Gold Popshop - Los Angeles, CA !
03.13.13 - SXSW - Austin, TX


# Hess Is More
* with Doe Paoro
! CHVRCHES & MØ

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WAD MAG


Isaac Delusion : 'Supernova' clip vidéo

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Isaac Delusion entremêle un univers entre pop, hip-hop, électro, soul et funk, le tout dans une insoutenable légèreté. Le groupe s'est envolé il y a quelques jours rejoindre les Etats-Unis, en tournée à travers Los Angeles, New York, San Diego, San Francisco, Boston... et à cette occasion sortiront leur premier album que nous attendons avec impatience. Venez découvrir le nouveau clip entre rêve et réalité de "Supernova".

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Noisey US


Stream Isaac Delusion's 'Early Morning' EP

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The best thing I heard this week.

Vibe is a tough concept to describe, and an even tougher one to nail. On the Early Morning EP, the French duo Isaac Delusion perfectly defines the contours of airy indie-electro, elevating it to something far more nuanced and deeply therapeutic. Imagine a cool drink of lemonade, or a well-timed breeze: This is a record that will handily take the edge off the most ass-clenching of hangovers, and it easily gets our vote for best thing I heard this week. Stream it below, and then I'll say a few more words about it.

The EP succeeds on the strength of the songwriting, and the duo's almost alarming attention to detail, which recalls Björk's best moments on Vespertine ("Purple Sky") and Arthur Russell's profound understanding of vocal melody ("Transistors"). The key to this EP is introversion: The inward-facing tracks seem to have been crafted by hand in heavy isolation, presumably at a high altitude and far, far away from the city.

Early Morning is out in the US on February 26 through Cracki Records (via the French Kiss Label Group), and you can order your own copy right here. You can also catch the duo (which expands to a trio for live performances) on a short tour this spring: Dates are below.

Isaac Delusion Tour Dates

02.26.13 - Glasslands - Brooklyn, NY #
02.27.13 - Mercury Lounge - New York, NY *
02.28.13 - Cafe 939 - Boston, MA
03.04.13 - Bardot - Los Angeles, CA
03.12.13 - Neon Gold Popshop - Los Angeles, CA !


# Hess Is More
* with Doe Paoro
! CHVRCHES & MØ

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Les Inrocks


On y était : Pégase et Isaac Delusion au Café de La Danse

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Le Fireworks ! Festival se tient actuellement à Paris, plaçant une très belle programmation d’artistes neufs dans de très belles salles de la capitale. Hier soir, Pegase et Isaac Delusion étaient au Café de la Danse. Nous aussi, on y était. On raconte.

Hier, c’est vrai, c’était la Saint-Valentin. Mais on a le sens des priorités. Du coup, on a annulé le fleuriste et le restaurant-péniche pour se rendre au Café de la Danse, où jouaient deux groupes parmi les plus excitants de la nouvelle scène française. Dans le cadre du Fireworks ! Festival, on a donc eu la chance d’assister au show archi-plein de Pegase et Isaac Delusion.

Comme tombé du ciel, Pegase arrive et lâche ses morceaux malins, minutieux, en mille-feuilles. Ils chantent en anglais, certes, mais ce n’est pas trop loin de Taxi Girl ou de Jacno que ces bidouilleurs de claviers semblent évoluer. Ils déploient des titres somme toute assez puissants, jouant à merveille de l’apparente légèreté de cette dream-pop aérienne et coquine.

Déjà riches d’un petit noyau de fans excités, les jeunes garçons (se) font plaisir avec, notamment, leur mini-tube Without Reasons, délicieux. C’est qu’on s’envolerait presque avec Pegase, ce jeune groupe qui monte, qui monte, qui monte vers son premier album qu’on attend par ailleurs de pied ferme. Une prestation un peu carrée, mais franchement prometteuse.

Arrive Isaac Delusion, et là, tout devient vite flou, fou. C’est qu’on est vite submergé par la richesse de ce son extraterrestre, rappelant les couleurs chaudes et les rondeurs des productions Motown ou de Danger Mouse, mêlant sans manières soul, funk, disco, dub et electro, semblant citer un Jeff Buckley sous champi ou un Elliott Smith sous acide (on aura d’ailleurs le droit, tiens tiens, à une reprise joliment sobre de Between the Bars). On ne sait donc bientôt plus où donner de la tête (et du cœur), mais on se dit qu’Isaac Delusion ressemble surtout à Isaac Delusion.

C’est ainsi qu’on découvre pas mal de titres, et qu’on retrouve ceux qu’on a déjà tant aimé depuis la découverte, l’an passé, de ce groupe étonnant : Early Morning, Transistors, Purple Sky et, forcément, le Midnight Sun que tout le monde attendait. Pas d’illusions chez Isaac Delusion, mais une maitrise en termes d’hypnose, d’apnée, de sons ouatés : ces Français promettent la lune, mais semblent l’avoir déjà décrochée pour nous éblouir et nous faire danser.

Tellement multiple, la musique d’Isaac Delusion impressionne alors même qu’on garde le sentiment de n’avoir encore rien vu. Alors qu’ils n’ont publié qu’une poignée d’ep, voilà ce qu’on retiendra de ce concert : l’envie d’aller plus loin, beaucoup plus loin. Comme quoi, on se sera peut-être fait avoir par la Saint-Valentin : on aimait déjà bien Isaac Delusion, mais c’est hier qu’on est tombé amoureux.

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Radio Electro Lyon


Interview

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On a pu les voir jouer à Lyon, au Transbordeur, lors des Nuits Zébrées organisées par Radio Nova, Isaac Delusion est un groupe parisien qui monte en puissance. Signés chez Cracki Records, leurs deux premiers EP ont été très bien reçus par la presse (The Fader, Tsugi, Les Inrock, Trax, Resident Advisor…). On les a chopé au vol histoire d’en apprendre un peu plus sur leurs influences, leur création ainsi que leurs projets futurs.


Récemment vous avez fait l’ouverture du festival Pitchfork à Paris, vous avez de bonnes chroniques dans des magazines comme les Inrockuptibles ou encore Tsugi. On peut dire que ça commence plutôt bien pour vous. Comment vous gérez cette soudaine montée de succès ?

Plutôt bien ! Je veux dire par là qu’on a pas de problème du moment que l’on peut faire de bons concerts, s’éclater et prendre du plaisir. On ne pense pas trop aux trucs un peu techniques, on essaye de ne pas trop se prendre la tête. On fait juste de la musique et on profite de la chance qu’on a.

Vous êtes attendus au tournant pour vos prochaines sorties. Est-ce que vous commencez à vous préparer pour ces sorties ?

Je pense que la recette pour être bon dans la création c’est de rester soi même. Si tu commences à te prendre la tête par rapport aux gens qui t’attendent au tournant ça te bloque donc on essaye de ne pas trop y penser et de juste faire la musique qu’on kiffe. Si nous nouvelles idées marchent, ça marche, sinon tant pis, le vent va tourner.

Ce sont d’assez grandes références que j’ai cité tout à l’heure, mais êtes-vous quand même d’accord avec ce qu’ils ont écrit sur vous ?

Oui, dans l’ensemble c’est assez juste. Pour l’instant ils ne creusent pas trop, ils nous introduisent car personne ne nous connait vraiment. Du coup jusqu’ici on a pas eu de chroniques vraiment poussées sur lesquelles on aurait des choses à redire.

Comment vous êtes vous rencontrés et comment est venue l’idée de faire de la musique ensemble ?

On s’est rencontré au collège tout bêtement, on a eu un peu le même background c’est à dire qu’on trainait avec les mêmes personnes, on écoutait la même musique. Après nos goûts se sont un peu diversifié, Loïc écoutait plus de Hip-Hop, moi j’écoutais plus de la Folk et du Rock indé. Et comme on était potes, un jour on avait rien à faire et on s’est dit qu’on allait faire de la musique ensemble et ça a finalement bien collé donc on a continué. On a commencé il y a 3 ans par ces petits essais, des petits bidouillages puis au final ça a plu à des gens qui nous ont encouragé et voilà où on en est.

Comment ça s’est passé votre rencontre avec le label Cracki ?

À la base j’ai fait une école d’ingénieur du son ou j’ai rencontré un mec qui a fondé Cracki après, à l’époque ca n’existait pas. Du coup je lui ai fait écouter notre musique, il a bien aimé et quand Cracki s’est monté, il leur a fait écouter et ils ont tout de suite kiffé. On est parti comme ça. Mais à la base j’étais tout seul puis ils sont venus. Ce que je fais tout seul, ça n’a pas la même gueule que ce que je fais avec eux, c’est plus “simple”, il ny a pas de beat, pas de basse, c’est plus la partie acoustique.

Vous êtes à la croisée de plusieurs genres, avec des approches différentes. Comment ça se passe lorsque vous produisez tous ensemble ?

La construction des morceaux ça vient en majeure partie de Loïc qui part avec une mélodie ou un sample qu’il m’envoie. Après je tape une rythmique dessus, je remet des idées, je lui renvoie… On fait des échanges puis on le présente aux autres et à partir de là on bosse ensemble.

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?

J’ai écouté le dernier My Bloody Valentine que j’ai trouvé vraiment pas mal, le dernier Bonobo et Alt-J aussi, la grosse découverte de 2012. Je pense qu’on est tous d’accords pour dire que leur album, c’est de la bombe. Par contre en live c’est un peu décevant, ils ont besoin de roder un peu le truc.

Votre prochaine sortie sera au format album ou encore un EP ?

Non ce sera un album. On essaye de prévoir ça pour janvier, mais rien n’est encore sûr.

Prochaine collaboration a venir ?

On va faire un morceau avec un groupe qui s’appelle Tula. La chanteuse est suédoise et le groupe est berlinois. Ils ont signé chez Cracki, ils ont déjà enregistré un EP avec eux et donc on va faire un morceau ensemble.

Une collaboration rêvée ?

On cherche un rappeur !

Vous avez une tournée prévue aux USA, comment ça s’est goupillé ?

On a préparé le terrain quand on a joué à New York, on a signé pas mal de deals avec des américains. Et ils ont bien kiffé notre musique, du coup là on y retourne pour une tournée d’un mois. Ils ont un peu tout misé, ils y sont allé au culot et nous balancent dans la fosse aux lions. Mais je pense que ça va bien se passer.

J’ai vu que vous aviez prévu de faire un DJ Set retransmis sur Nova.

On a malheureusement pas pu le faire mais on essaye de travailler sur les DJ Sets car on nous demande de plus en plus d’en faire et ça peut être intéressant mais c’est un boulot à part entière, ça prend pas mal de temps. Le truc intéressant c’est de pouvoir jouer la musique qui n’est pas à nous.

Quels étaient les morceaux que vous aviez prévu ?

On avait mis Cirrus de Bonobo, un peu de Techno, du Four Tet. D’ailleurs on nous dit assez souvent qu’on ressemble à Four Tet, je suis pas vraiment d’accord, à la rigueur Caribou en configuration live, oui.

Y a-t-il une question que l’on ne vous a jamais posé en interview et à laquelle vous aimeriez répondre ?

Pourquoi chanter en anglais et pas en français ? C’est parce que j’ai été bercé par la musique anglaise et puis je pense qu’en anglais c’est plus facile de raconter des histoires sans avoir le soucis du vers ou du rime.

Avec quel artistes/groupes aimeriez-vous partager la scène ?

Postal Service passe au Trianon mais on a pas pu faire la premiere partie, sinon il y a aussi Bonobo. On a joué avec Disclosure aussi il y a quelques mois.

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90 BPM


Interview Isaac Delusion

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Isaac Delusion : « Il ne faut pas s'enflammer parce qu'on ne sait pas où ca peut nous mener »


Pour ceux qui ne vous connaitrez pas encore, en quelques mots Isaac Delusion, c’est quoi ?

On est un groupe composé, à la base, de deux personnes : Jules et moi-même. Jules, est spécialisé dans la musique électronique, il bosse beaucoup sur son ordinateur, il programme des séquences de musique. Moi j'apporte l'aspect acoustique, guitare et voix. Récemment, on a rajouté Nicolas, le bassiste, à la formation. Il apporte une dimension beaucoup plus live. Je me suis rendu compte qu''n concert, notre spectacle manquait un peu de vie. Jules sur son ordinateur et ses machines et moi avec ma guitare et ma voix, ça manquait d'une présence jouée. Le public préfère voir de vrais instruments, que des programmes d'ordinateur. Ça apporte également, de la chaleur au son. Ça enlève le côté froid de la musique électronique.

J'ai lu dans une de vos interviews que vous vous connaissez depuis le collège, qu'est ce qui vous a poussé à collaborer ensemble ?

On se connaît depuis dix ans, mais à l'époque on avait pas de projets musicales communs. Chacun faisait sa sauce de son côté. Moi je travaillais avec mon groupe de folk, Lucky Lindy. On a fait des concerts par-ci par-là dans Paris, j'ai pas mal roulé ma bosse. Jules, bossait des morceaux de hip hop sur son ordinateur. Il a aussi beaucoup voyagé pendant ce temps là, en Asie et en Australie. Et il y a trois ans, quand il est revenu, il m'a fait écouté ces productions et j'ai trouvé ça vachement cool. Il y avait vraiment de l'idée. On a décidé d'essayer de travailler sur des morceaux, en réunissant nos deux styles. Moi avec mon air un peu folk et lui avec son style hip hop groove. On a posté des essais sur Internet qui ont plus instantanément, on a eu des supers retours. Ça nous a encouragé à approfondir et c'est ainsi qu'on a développé un univers et une entente commune. Ça a crée cette partie rythmique et groovy qui vient de Jules et mon côté mélodique et planant.

Les comparaisons faites par les journalistes sont souvent à mille lieux de ce qu’un artiste pense de sa musique. Quelle est la comparaison la plus étrange à laquelle vous avez eu droit ? De qui vous sentez-vous proche artistiquement et à qui on ne pense jamais?

On me dit souvent que j'ai une voix qui ressemble à celle de Antony and the Johnsons. C'est pas vraiment étrange parce que je suis plutôt d'accord, mais ce qui est marrant c'est que c'est un artiste que je n'ai jamais vraiment écouté. Il ne fait pas parti de mes influences, ma voix ressemble à la sienne involontairement. Par contre, une fois on m'a dit que ma voix ressemblait à celle de Paul George ou Prince, mais je ne vois pas trop le rapport. Je me sens assez proche de Patrick Watson. Je trouve qu'on a un peu le même grain de voix.

Moi je vous vois bien entre Four Tet, Caribou ou encore Electric Guest. Je suis à côté de la plaque ou ça a du sens pour vous ? T'aimerais être comparé a qui ?

J'écoute beaucoup Caribou et Four Tet. Il y a un univers qui se rapproche un peu du notre. C'est vraiment le mélange entre une voix aérienne et des mélodies pop-éléctroniques, planantes à la Radiohead. On sent une vraie influence de Radiohead derrière les sons de Caribou.
J'aime beaucoup Tom York en solo, et sans être quelqu'un de prétentieux j'aimerai bien être comparé à lui ou encore à Patrick Watson.

L'ambiance de ces EPs semble très liée aux rêves. Avez-vous un rapport particulier aux rêves ? Une muse ?

Non, je n'ai pas de rapport particulier aux rêves. Je n'ai pas de muse non plus, je travaille beaucoup sur les émotions et les voyages (Islande, Asie, Tibet, USA). C'est notre moteur dans notre composition. Ainsi que les musiques du monde, de différents pays.

Midnight Sun nous donne envie de chiller alors que Early Morning, est plus dynamique. Qu’est ce qui s’est passé entre les deux ?

Pour le 1er EP, j'ai composé Waiting et Iron Man à 100% tout seul. On avait commencé a travaillé dessus avec Jules, mais il est parti en Australie. J'ai continué tout seul et au moment de sortir l'ep, il est rentré et il m'a dit qu'il voulait faire parti du projet. J'avais travaillé sur une musique un peu folk, Time, mais au dernier moment on a décidé de la virer pour mettre Midnight Sun à la place. On a fait le bon choix puisque c'est elle qui nous a fait décoller. Midnight Sun, c'est le seul morceau qu'on ai fait à deux et c'est pour ça qu'elle ressemble plus aux morceaux du 2ème EP. La différence entre les deux, c'est qu'on a tout simplement bossé ensemble de A à Z sur le deuxième. On a fait 50/50, ça ressemble à la fois à sa musique et à la mienne. Nos deux univers différents s'accordent bien.

Qu’est ce que ça fait d’être appelé par Pitchfork au bout de deux EPs pour jouer durant le festival ?

C'est assez curieux… C'est marrant, l'année dernière je voulais y aller et ils étaient complets. J'avais regardé la programmation et je me disais : « wouaw , c'est un truc de fou la programmation de Pitchfork ». J’étais un peu en admiration devant ce festival et l'année d'après j'y joue. Ça fait tout drôle quand j'allume mon ordinateur, de voir des blogs qui parlent du groupe, d'avoir des messages de gens qui sont fans. C'est quelque chose d'un peu irréel, comme un rêve. J'essaie de ne pas trop m'y faire, ça peut être éphémère. Et on ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie d'un artiste, ça va tellement vite qu'il faut garder la tête froide. Je préfère me blinder que de considérer ça comme acquis. En février, il y a une tournée us qui est prévue et on devrait jouer au « South by Southwest », un festival au Texas. Si ça continue comme ça, le groupe va prendre une autre dimension, sur le marché américain et peut-être au niveau mondial. On est amené à grandir encore donc on a intérêt à garder la tête sur les épaules. C'est facile de prendre le melon et c'est pas forcément très marrant.

Que des gros magazines étrangers comme The Fader ou Resident Advisor parlent de vous au bout de deux EPs, ça fout la pétoche ? Ça peut être une pression pour se lancer dans un premier album ?

Moi ça ne me fait pas peur, ça me motive. Je me dis que je suis entrain d'entrer dans la cour des grands. C'est une exposition qui est majeure, il y a beaucoup de gens qui écoute notre musique et je prends ca comme un défi. On est en train de se créer un chemin entre pas mal d'artistes qui sont déjà au top. Je me dis qu'il faut être à la hauteur et ça me motive vraiment. J'ai envie d'en découdre avec mon futur, de continuer à être productif. Il faut donner au public ce qu'il attend, c'est à dire de la bonne musique. Ça met une pression, mais une bonne pression. On nous attend au tournant. On se doit de créer quelque chose de bien. Je préfère avoir cette pression là, que les gens nous attende, plutôt que de faire un album et être dans le doute que l'opus va marcher. C'est incroyable car quoi qu'il arrive on va être écouté et massivement. J'ai de la chance d'être dans cette position.

Justement, il est pour quand cet album ?

L'album est en cours, on en est au stade de la composition. Ça va être la suite, une étape supérieure. Je ne veux pas faire tout bêtement un copié collé des deux premiers EPs et rajouté deux trois morceaux, je trouve ça un peu facile. Du coup, on va prendre le parti de faire un album inédit avec une majeure partie de nouveaux morceaux. On est entrain de bosser dessus et de les tester en live, pour voir comment le public réagit. Et quand on sera bien rodé sur les morceaux, on ira enregistré peut-être à l'étranger, peut-être en France chez notre ingé son. On va prendre le temps de faire les choses bien plutôt que de se presser et sortir un truc à la va vite. Quitte à être un peu long et sortir quelque chose d’abouti.

Le clip de Transistors nous transporte dans l'Amérique des années 30, c’est une époque où vous auriez aimé vivre ? C’est juste un délire visuel ?

C'est l'histoire de deux personnes qui communiquent sans se connaître. Elles ont des états d'esprit un peu similaire : elles vont dans les mêmes endroits, elles font les mêmes choses mais sans se rencontrer. Je trouvais que c'était un phénomène marrant. Je pense qu'il y a des ondes qui se transmettent de personne en personne. Et c'est cet état d'esprit, un peu étrange, que j'ai voulu souligner. Je crois à tout ce qui est « paranormal » et je réfléchis pas mal là dessus. Il y a comme des énergies, des aimants qui s'attirent.

Dans Transistors et Purple Sky, une voix féminine fait son apparition. Elle nous amène vers le rêve érotique …. ?

Ça peut être une bonne interprétation. Mais en fait, c'est tout simplement des samples de voix féminines que j'ai utilisés. Je les aient utilisé comme un instrument, comme si c'était des notes de musique. J'ai samplé Joanna Newsom, une harpiste américaine que j'ai toujours écouté. Elle est très folk, et dans Purple Sky j'ai utilisé sa voix et sa harpe comme un instrument que je dirigeai. Si le mélange entre sa voix et la mienne donne une dimension érotique, tant mieux !

Dernière question : Est-ce que votre univers musical, très doux et éthéré, est un piège à filles ?

Dans l'intention non, notre musique vient du cœur. Mais c'est vrai que ça marche pas mal avec les filles. On pourrait s'en servir et en profiter, mais ce n'est pas notre style de profiter de notre musique. On est des mecs plutôt sensibles et honnêtes.


NB : EN CONCERT DANS LE CADRE DU FIREWORKS! FESTIVAL AU CAFE DE LA DANSE http://www.cafedeladanse.com/fireworks-festival-pegase-isaac-delusion-2/

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FRANCE INTER


Chronique, émission 'Encore un matin'

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Ce matin, vous nous présentez un duo parisien, Isaac Delusion, formé depuis à peine une année et qui déjà commence à faire sérieusement parler de lui grâce à la publication de deux EP prometteurs.


C’est le grand mérite de la génération 2.0. Loïc Fleury et Jules Paco, amis de longue date au collège, passionnés tous deux par la renaissance du lyrisme dans la pop, ont tout de suite su harmoniser leurs envies pour produire spontanément quelques titres à l’inspiration somnambule. Alors oui, on parle sans cesse de la crise, mais dans le marasme ambiant, il faut saluer ceux qui ne veulent pas se résigner et qui ont décidé coûte que coûte de produire sans attendre des lendemains qui chantent dans un dispositif économique viable. C’est beau parce que c’est simple sans calcul, et sans démonstration. Le « Do it yourself » de la génération blog appliqué à la musique.

Extrait de « Midnight sun »

C’est dans leur appartement de Vincennes chez leurs parents qu’ils ont imaginé leur musique sous l’arc de l’inspiration divine de Patrick Watson, Jeff Buckley et Neil Young dont l’album « Harvest » a soufflé comme un coup de semonce certes tardif mais décisif. Le groupe Isaac Delusion en deux EP et 9 titres au total réussit à nous offrir le sens réel de la production artistique, un amour de la mélodie et une liberté totale qui leur permet de ne pas s’enfermer dans un registre uniquement électronique comme en témoigne ce morceau.

Extrait de « Sand castle »

Isaac Delusion c’est aussi une façon assez décomplexée et naturelle de progresser. Sans frime, loin de la dictature de la posture, avec l’envie de se coltiner aux expériences les plus déterminantes comme de baliser toutes les scènes parisiennes, ou de jouer au très exigeant Pitchfork festival ou encore de se risquer dans une mini tournée américaine. C’est avec la même envie de partager qu’ils produisent leurs morceaux, cherchant à ne pas répondre à un diktat artistique, pouvant aussi s’inventer du coté de la piste de danse.

Extrait de « Supernova »

Abrité et porté par un le collectif Cracki, label activiste qui sait bien parler pour eux, voulant réanimer les nuits parisiennes, à l’image des organisateurs de rave des années 90, désirant tout faire dans les règles mais en les détournant. C’est aussi ce qui se passe dans la musique d’Isaac Delusion.

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FRANCE Ô


Live : émission 'Aline au pays des merveilles'

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Aline Afanoukoé passe au crible mode, cinéma, albums et clips. Quels tubes seront plébiscités à la radio demain ? Quel est le secret d'une bande originale réussie ? Quelles musiques font danser les stars ? Aline a réponse à tout et n'oublie pas pour autant l'essentiel : interviews approfondies et décalées d'artistes, coups de coeur et décryptage d'un hit de légende sont toujours au programme.

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FRANCE INTER


Live : émission 'Ouvert la nuit'

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Isaac Delusion > Loïc Fleury, Jules Pacotte, Nicolas Bourrigan et Bastien Dodard du groupe Isaac Delusion.


Ils joueront leur titre "Supernova" en live.
Leur premier EP Midnight Sun est sorti en digital en janvier dernier, complété cet automne par un second EP "Early Morning"
http://www.crackirecords.com/artistes/isaac_delusion/

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FRANCE INTER


Émission 'Comme on nous parle'

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Collés... serrés



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Discolab


Le meilleur de 2012

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En cette fin d’année l’heure est au bilan. Partout sur le net fleurissent les top albums/singles de l’année, mais à quoi ça sert? Hormis la dimension totalement subjective de l’exercice, le classement c’est surtout l’occasion de reparler de ce qui s’est fait tout au long de l’année et pas seulement des dernières nouveautés. La musique n’est pas un produit de consommation classique, elle n’a pas de date de péremption et l’aimer c’est aussi en garder une trace dans sa mémoire, chose particulièrement délicate au vu du volume toujours croissant de sorties qui inondent chaque année la sphère musicale indépendante. Voilà pourquoi on se prête aussi au jeu, aussi inutile puisse-t-il paraître. Chaque membre du Discolab donnera donc au cours de ce mois de décembre une liste des groupes et artistes qu’il veut garder en mémoire…

Le TOP 10 de G. :
Pas de premier ni de dernier dans cette liste, seulement ce qui s’est fait de mieux d’après moi…

Isaac Delusion – Early Morning : Bon d’accord pas de dernier mais celui-ci est bel et bien au dessus du lot. Cela fait presque 6 mois depuis la sortie et je ne m’en suis pas remis. Je l’ai écouté chaque jour de 2012 et ça ne changera pas en 2013 ! Merci Isaac !

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Tsugi


Le meilleur de 2012

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Isaac Delusion - Midnight Sun EP // parmi les 20 meilleurs maxis de l'année 2012.



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Tsugi


Chronique : 'Early Morning EP'

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Cinq nouveaux joyaux signés du trio parisien qui n'en finit pas de grimper. C'est lumineux, délicatement napppé d'électronique. Bref, on adore, en particulier le subtilement barré 'Transistors' ou le quasi dancefloor 'Supernova'. Et quelles mélodies ! Indispensable.



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Tsugi


Live report : Isaac Delusion @ Pitchfork Festival Paris

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Samedi, Isaac Delusion ouvre avec un set aérien, porté par la voix cristalline du chanteur et accompagné d'une vidéo propice à la mélancolie. Ce folk est décidément d'une grande douceur.



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Konbini


Les 101 meilleures chansons de l'année 2012

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101 chansons. Pas une de plus, pas une de moins. Derrière la sélection, cinq personnes de la rédaction de Konbini aux goûts différents. L’objectif : essayer d’illustrer l’année 2012 à travers une liste de chansons qui passent par le rap (Drake), l’électro (Lemaitre) ou la pop (Lescop).



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Trax


Hervé Lucien

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Des cieux aux couleurs suaves et un rien cotonneux : les vieus d'Isaac Delusion sont à l'image de leur musique. Bien accueilli au moment de Midnight Sun, le trio appelle le plébiscite pour Early Morning EP, un cinq titres électro-folk à l'étonnante délicatesse. Les mélodies, la voix de miel de L., la science des beats découpés : tout participe à cette mini-symphonie de pop hybride digne d'Erlend Oye. Early Morning et Purple Sky font dans la haute couture avec voix, harpes, guitares acoustiques, par petites touches, tandis que Transistors développe un funk easy à la Outlines pour terminer en cuts délicats avec le très mellow Supernova ou le folk laidback de Sand Castle. Isaac Delusion a repris le flambeau là où Télépopmusik l'a laissé : l'émotion est présente à chaque recoin de ce matin précoce où perle la rosée.



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Snatch Mag


Quentin Guériot

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Le mystérieux trop de Cracki Records, Isaac Delusion, met en scène une aube encore engorgée de rêves avec Early Morning, après avoir fait transporter l'auditeur sous le soleil de minuit grâce à leur dernier EP, Midnight Sun. Bien bonne, cette musique onirique ! Les cinq tracks d'Early Morning varient entre électro aérienne, piquant pop et riff folk, une ballade hors du temps dans laquelle on aimerait rester. Nourri d'expériences sensibles et de paysages infinis, cet EP est un précis d'harmonies virtuoses.



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Radio Nova


Live: émission '2h15 avant la fin du monde'

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Cet homme peut-il, cette femme peut-elle sauver le monde? Pour le savoir, l’invité(e) passera bientôt une série de tests (mise en situation, audiotest, quizz de connaissances) Dernier épisode ci-dessous ⬇

Notre candidat au poste de sauveur de monde : Isaac Delusion.

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France Inter


Émission 'Addictions'

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France Inter


Vidéo - Transistors

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Les Inrocks


Le Carnet Electro

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Collés... serrés



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KEXP


Playlist - Supernova

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Konbini


Isaac Delusion : un superbe clip pour la composition Transistors

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Isaac Delusion a dévoilé un visuel pour la chanson Transistors. Résultat : un superbe clip qui fait du pied aux années 50.

On connaissait la musique d’Isaac Delusion : une pop aérienne et planante matinée d’une voix langoureuse. On l’avait aussi vu en concert lors du Pitchfork Music Festival. En arrière-plan, sur une toile, des nuages qui défilaient, des couleurs qui calmaient.

Désormais, il faudra aussi faire avec ses visuels. Et son troisième a été réalisé sur l’une des chansons phares de son premier EP Midnight Sun, soit Transistors. Une réalisation parfaite, une idée originale (des personnages qui coupent l’écran en deux sans jamais se croiser) pour une ambiance très 50′s.

On se croirait sur les routes de Californie, le transistor allumé. Pour info, la réalisation est signée Maximilien Franco. On vous laisse apprécier ces quatre minutes et 20 secondes d’images.

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Phonographe


Isaac Delusion : mélange des genres

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C’était il y a à peine trois semaines. 17h pétantes, dans la Grande Halle de La Villette où se tenait le plus excitant des festivals de musiques indés en tout genre. Dans la pénombre de ce lieu gigantesque de la taille d’un terrain de football, se presse environ un millier de personnes encore trop peu nombreuses pour donner une impression de salle comble. Un millier de spectateurs passionnés et curieux qui comme nous, s’étaient dépêchés pour ne pas manquer l’ouverture du dernier jour du Pitchfork Festival avec le concert du trio parisien, Isaac Delusion.

Les premières notes ont un effet hypnotisant et c’est sans difficultés que l’on se laisse porter par l’univers du groupe et leur folk psyché-électronique. La voix de Loïc, qui parfois nous rappelle celle d’Antony Hegarty leader d’Antony And The Johnsons mais avec une invitation au rêve et à l’évasion et non au suicide et à la dépression, vient se poser avec justesse et harmonie sur le groove de la basse de Nico et les beats enivrants balancés par Jules derrière son ordinateur. Trente cinq minutes de concert, que l’on aurait aimé voir se prolonger, et dont on retient surtout l’énergie et la maturité de ce groupe de 24 ans de moyenne d’âge et les magnifiques morceaux tirés de leur excellent nouvel EP « Early Morning » qui sort ce lundi 26 Novembre.

C’est avec beaucoup de plaisir que l’on a pu rencontrer les trois membres d’Isaac Delusion à peine descendus de scène, et accompagnés de Qosmonaut, leur manager. Posés comme une bande de squatteurs dans la loge de Disclosure qui n’étaient pas encore arrivés, ils nous en ont dit un peu plus sur leur groupe, leur début, cette année assez chargée pour eux, leur voyage à New-York, leur nouvel Ep,… Rencontre avec le groupe français d’indie le plus prometteur de l’année.


- Alors ça fait quoi d’ouvrir le dernier jour du Pitchfork Festival ?

Loïc : C’était vraiment cool, il y a eu du monde même si on a joué en premier, tout s’est bien passé. Jules : Le son était très bon, on pensait qu’on allait jouer devant une salle vide parce que juste avant de monter sur scène il n’y avait personne. Mais dès qu’on a commencé à jouer les gens sont arrivés et ça s’est rempli rapidement.

- Pourquoi avoir choisi ce nom : Isaac Delusion, quelle est sa signification ?

Jules : C’est une prophétie légendaire qui date de l’époque des Jacobins. Mais en réalité le sens premier de cette prophétie s’est perdu au cours des siècles et on est à sa recherche. Voilà pourquoi on s’est appelé Isaac Delusion.
Loïc : Isaac Delusion = E = fils d’Abraham = dièse = le ciel = gravité

- Racontez-nous comment le projet s’est monté, comment vous avez commencé à jouer ensemble et à donner vie à Isaac Delusion ?

Jules : Loïc et moi on est ami depuis dix ans, on s’est connu au collège. Il y a trois ans on a commencé à faire du son ensemble. Loïc lui avait un groupe qui était plus dans le genre folk-rock. Moi j’étais plus dans le hip-hop, je faisais des instrus tout seul. A partir de là, on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse un truc ensemble. On a pris Nico comme ingénieur du son, qui était à la base le grand-frère d’un pote à nous. Un jour avec Loïc on est allé le voir en concert avec son autre groupe et on a trouvé qu’il jouait plutôt bien de la basse. On s’est dit que ça serait plutôt cool s’il venait jouer avec nous pour nos lives. On a essayé et ça a tout de suite collé.
Nico : Tu as oublié de dire que j’avais une bonne dextérité dans les doigts…
Jules : Ensuite, on a donc sorti quelques sons qui étaient pas mals, mais ça restait encore jeune comme projet. Puis on a rencontré Cracki et c’est à partir de ce moment-là qu’on est passé aux choses sérieuses : ils nous ont produit, ils nous ont poussé à sortir un EP et ont fait plein de choses pour nous pour aujourd’hui pouvoir jouer sur la scène du Pitchfork.

- J’ai lu dans le Tsugi du mois d’octobre (sur lequel vous apparaissez en couverture) que votre héros est Neil Young. Je me demandais donc comment est-ce que vous arrivez à faire votre musique et à avoir ce style folk, électronique et planant à la fois, tout en ayant Neil Young comme influence ?

Loïc : Neil Young c’est notre héros à Nico et moi. C’est mon père qui m’a fait découvrir et je baigne dans son son depuis que je suis tout gamin. C’est une personne que j’admire beaucoup pour sa simplicité, son charisme et parce qu’il est toujours resté authentique avec les années. Je l’ai vu il y a trois ans au Grand Rex, la salle n’était pas bondée à ma grande surprise. J’étais à trois mètres de lui, il a pris sa guitare acoustique et a joué presque ses plus grands classiques. C’était magnifique et ça m’a tellement ému que j’en ai eu les larmes aux yeux.
Jules : pour en revenir à la question, je pense que c’est le mélange des styles. Moi Neil Young ce n’est pas du tout mon héros même si j’adore ce qu’il fait. Moi j’ai commencé par le reggae, puis ça a été le hip-hop, la black music,… On a tous des influences différentes qui se sont plutôt bien mélangées ensemble. Le son d’Isaac Delusion c’est une espèce d’alchimie entre nos trois univers. On n’essaye pas de convaincre les autres quand on sort un morceau, ce qu’on fait est très personnel et représente vraiment ce que nous sommes.
Qosmonaut : c’est vraiment ce qu’on essaye de faire avec Cracki et les groupes qu’on signe en fait. Quand on fait chanter Loïc sur un morceau de Larcier, quand Nico vient jouer de la basse sur une chanson de L’Impératrice,… Le mélange des genres.

- Quand vous composez du coup comment ça se passe ?

Nico : Tout part de moi et de ma grosse basse. En général je sors une ligne assez fabuleuse et les deux autres se calent sur moi, ils n’ont pas le choix. Ma « Booboo Basse ».
Loïc : Quel menteur ! Ce qu’il se passe en vrai quand on compose : en général ça part d’un sample que moi je crée et que je file ensuite à Jules. Jules lui, apporte sa touche : un beat, une basse, des effets, des mélodies supplémentaires,… Après il y une sorte de ping-pong qui se crée entre nous deux : on se renvoie le morceau avec des petits trucs qu’on a chacun rajouté pour essayer d’arriver à quelque chose qu’on aime tous les deux. Quand tout est fini, au dernier moment, on rajoute la voix et la basse.

- Vous revenez de dix jours à New-York, comment ça s’est passé ? C’était un rêve pour vous d’y aller en tant que musicien ?

Loïc : C’était incroyable ! On a joué dans de supers endroits, on a pris notre pied. On a été rassuré aussi par le fait que notre musique pouvait plaire aux Américains, ce qui n’est pas facile quand tu es un groupe français qui en plus chante en Anglais. On va sans doute retourner là-bas dans quelques mois pour faire un gros festival à Austin au Texas, le South By Southwest, visiter la côte ouest. Ce ne sont que des plans pour le moment, mais qui risquent de se confirmer bientôt.
Jules : On avait un peu d’appréhension en arrivant c’est vrai, mais ça s’est très bien passé. On est allé là-bas à la base pour rencontrer notre éditeur, Round Hill Music. C’est grâce à eux qu’on a pu jouer au CMJ Festival. On a eu plein de bons retours et des propositions de deals avec des labels, des bookeurs, des médias,… donc c’était plutôt cool, ambiance très amicale, on a même laissé un éléphant Cracki dans l’appart de notre éditeur chez qui on a dormi pendant ce séjour.

- Est-ce que votre passage a été aussi ravageur que celui de l’ouragan Sandy ?

Jules : Après nous c’était le seul truc qui restait à faire ! Après Isaac, le déluge !
Nico : Isaac tu vois ça a une origine biblique, ça reste donc dans le mysticisme. Ils auraient dû l’appeler l’ouragan Isaac d’ailleurs.
Jules : Il y en a déjà eu un !
Loïc : On a fait un concert dans une super salle à Brooklyn qui s’appelle Glassland. On avait prévu d’y retourner mais la salle doit plus ressembler à une piscine maintenant ! Du coup je me suis imaginé un concert où tout le public serait dans des bateaux pneumatiques individuels et nous flottant au milieu de la salle avec nos instruments.

- Parlons un peu de « Early Morning », votre prochain EP qui va sortir dans quelques jours. Quelle a été la couleur musicale que vous avez voulu lui donner ? Est-ce que « Early Morning » reste dans la continuité du précédent EP « Midnight Sun » ou est-ce que vous avez voulu apporter quelque chose de vraiment différent ?

Loïc : Pour moi ça reste dans la continuité de « Midnight Sun » mais avec beaucoup plus de travail. On a mis deux fois plus de temps à réaliser cet EP, c’était pas mal de boulot justement pour réussir à faire quelque chose de cohérent et de mettre la barre un peu plus haut. Sur le premier au final, je me rends compte qu’il y a pas mal de failles et de choses à améliorer. Etre musicien pour moi c’est un éternel perfectionnement.
Nico : Le premier EP n’est pas forcément représentatif de tout ce qu’on peut faire, de tous les morceaux qu’on a composé, comme on a un style avec plusieurs faces et plusieurs influences comme on te l’a dit toute à l’heure.
Jules : Je pense que « Early Morning » justement est un beaucoup plus gros mélange de styles. Cet EP est beaucoup plus varié que le premier, même si sur le premier il y avait déjà des chansons différentes. Là c’est un peu plus électro, un peu plus hip-hop, il y a un côté funk aussi. Comme on est un groupe assez jeune qui s’est formé il n’y a pas si longtemps que ça au final, on est encore en train de chercher la musique qu’on veut faire. On n’a pas de style défini, on essaye des trucs, parfois ça fonctionne, d’autres non.

- C’est vrai que vous êtes un groupe assez jeune ! Comment est-ce que vous avez vécu cette reconnaissance soudaine et cet engouement par le milieu de la musique et tout ce qui s’est passé pour vous en moins d’un an : Pitchfork, Nova, Tsugi, New-York,… ?

s Jules : C’est un peu bizarre je t’avoue et on a du mal à réaliser tout ça encore. Il y a des bonnes nouvelles qui tombent tous les jours presque et c’est génial. On est sans arrêt dans une énergie positive, sans avoir le temps d’en redescendre. C’est vrai que ça s’est enchaîné vite mais on ne va pas se plaindre quand même ! Et ce n’est pas pour ça qu’on a pris la grosse tête parce que ça ne fait vraiment pas longtemps qu’on est là.
Loïc : Une anecdote pour te montrer que tout est allé super vite : l’année dernière je voulais aller au Pitchfork et il n’y avait plus une place. J’avais les boules et je bavais sur cette programmation de dingue. J’étais vraiment à mille lieux de penser qu’un an après on allait y jouer avec des artistes comme James Blake, Grizzly Bear, Tellier,… Notre premier concert était en janvier et c’est vrai que c’est curieux comme sensation de passer à de petites salles à La Grande Halle de La Villette en un peu plus de six mois. Mais comme disait Jules, on ne va pas se plaindre quand même !

- Dans tout ce cheminement et cette évolution, dans quelles mesures pensez-vous que votre label, Cracki Records, a bien fait les choses ? Qu’est-ce que ça vous a apporté de signer avec eux et pas avec un autre label ?

Loïc : Je pense que ce qui a fait que ça a bien fonctionné avec Cracki c’est que c’est un label qui a commencé et grandi avec nous. On a à peu près le même parcours : il y a six mois ils étaient au même stade que nous, dans l’anonymat. Du coup c’est très salvateur parce qu’il y a une vraie entraide entre nous et une émulation perpétuelle. C’est un travail collectif, ils nous aident, on les aide. Ce n’est pas comme si on était sur une grosse major avec déjà des grands noms.
Jules : C’est des mecs qui ont vu loin tout de suite, qui ont le « street way » comme on dit en Anglais ! Ils sont jeunes mais ils ont l’œil et l’oreille affutés et ils ont su venir nous chercher et nous mettre en avant. Limite, ils ont prétendu être déjà un gros label alors que rien n’était monté, et prétendre qu’on était un groupe de ouf alors qu’on n’était rien et qu’on venait de commencer. C’est grâce à ça qu’il nous est arrivé tout ce qu’il se passe depuis plus de six mois. Ils ont vu grand, ils ont fait ça en grand et ils ont fait ça bien.
Nico : C’est un label à découvrir avec de beaux artistes et de belles productions. Il y a L’Impératrice qui vient de sortir, Schlutz and Forever qui arrive ensuite et plein d’autres supers trucs.

- Les projets à venir ?

Nico : L’Ep tout d’abord qui ne va pas tarder à arriver ! On a aussi le projet de faire un album d’ici à 2013 et on espère tout tourner un maximum un peu partout pour faire découvrir notre musique au monde entier.

- Si vous deviez définir votre musique, vous diriez quoi ?

Jules : Electro,
Nico : Pop,
Jules : Hip-hop,
Nico : Funk,
Jules : Psychédélique,
Nico : Folk,
Jules : Indie,
Nico : Smooth,
Jules : Love, l’amour !
Nico : Eléphantesque !

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The Fader


Video : Isaac Delusion, Transistors

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Parisian duo Isaac Delusion released their very sincerely sweet, under-the-covers pop EP Early Morning last week in France, all soft bass and tiny drums. Got a good feeling this won’t be the last you’ll hear from these guys. This strange and amazing split-screen video for one of the EP’s five tracks, “Transistors,” was directed by Maximilien Franco; here’s what the band had to say about it:

"When the words are vain and only feelings are talking—this song is about transmissions traveling from one head to another, like radio waves. It’s about two people being connected on the same frequency and without even knowing each other they are in constant communication. They travel on their own, lost in their ’50s style universe, out of time. They don’t know each other but this connection makes them follow the same route and leads them to the same places. Now, is it strong enough to make them cross paths?"

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O Five


Isaac Delusion - Early Morning EP

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Après un premier disque sorti sur Cracki Records, intitulé “Midnight Sun” et très bien accueilli par la presse et le public, Isaac Delusion, nouvelle sensation pop française, sort aujourd’hui “Early Morning“, un EP 5 titres tous plus beaux et envoutants les uns que les autres. Mention spéciale pour “Early Morning” , qui me donne envie de courir à travers un champ de marguerites. L’EP entier évoque les beaux jours, c’est beaucoup de douceur et ça booste le moral en ces temps hivernaux. Vous pouvez écouter et acheter l’EP en intégralité ici.

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Rote Raupe


Isaac Delusion - Early Morning EP

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wer gerne himmlisch beflügelt wird und bei sigur rós manchmal einzuschlafen droht, sollte sich an isaac delusion wenden. aufgeweckter und elektronisch angehauchter dance-pop kommt mit einer stimme in berührung, die zwischen jonsi birgisson und antony hegarty liegt.

die ep »early morning« umfasst fünf wunderbare beispiele dafür, dass beflügelung nicht nur in andacht, sondern auch in der euphorischen bewegung statt finden kann.

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Konbini


L'ambition d'Isaac Delusion

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Auteur d’une pop aérienne, acidulée, synthétisée, aux influences inombrables, Isaac Delusion est sans aucun doute un des meilleurs groupes pop-indé de ces dernières années dans le paysage hexagonal.

Isaac D. fait partie de ces groupes au pedigree racé qui, malgré sa jeunesse, lâche une musique mûre et réfléchie ne cessant jamais d’explorer de nouveaux champs musicaux et de se remettre en question. Une chose est frappante cependant, l’univers qui émane de chacun de leur morceau, cet onirisme assuré, cette poésie qui suggère l’Amérique des Grands Lacs, la nature, l’eau…

Après un premier remarqué EP Midnight Sun, quelques grosses dates en France (le Point FMR, le Pitchfork Music Festival), quelques mois à Berlin et un petit tour de l’autre côté de l’Atlantique vers Williamsburg pour rôder leurs mélodies, Isaac Delusion revient avec un EP 5 titres que l’on a eu la chance d’écouter et qui à coup sûr ne laissera personne indifférent.

Early Morning, comme un matin d’hiver où le soleil brille et la température négative plonge notre corps dans un sentiment de plénitude et une jouissance mélancolique.

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Oui FM


Podcast - émission BPI #03

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Le bureau des productions indépendantes sélectionne chaque vendredi un nouvel artiste de la scène indépendante. Cette semaine, le BPI vous présente Isaac Delusion, avec leur titre Early Morning.

Deux Frenchies, Loïc Fleury («plus folk, prog rock») et et son pote de collège, Jules Paco («très hip-hop, groove»),ont bricolé dans leur appartement de Vincennes une electro-pop à la légèreté majestueuse. Après un premier EP Midnight Sun sorti en février, le second arrive en ce mois de novembre Early Morning. Une bonne voix aérienne , une ambiance vaporeuse qui s’exporte déjà jusqu’à New York. Courant octobre nous pouvions les retrouver au CMJ festival à New York, en novembre ils seront à Berlin. Isaac Delusion a fait craquer Cracki Record, un tout jeune label défricheur. Avant leur passage au trés branché Pitchfork festival le 03 novembre dernier, les voici qui nous présentent dans une ambiance de petit matin tropicale Early Morning leur dernier single, toujours dans le même élan de pop douce et heureuse…

Pour participer au BPI, avoir la chance de défendre votre groupe en direct et diffuser votre titre sur l’antenne de OUIFM: envoyez vos candidature à bpi@ouifm.fr.

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Les Inrocks


Live report : Pitchfork festival Paris

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"Isaac Delusion, beau et inspirant."

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Libération


Les quatres fantastiques

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Hip-Hop, funkstep, pop… «Libération» a fait son choix parmi la livraison 2012 du festival. Derrière les têtes d’affiche du festival Pitchfork, Libération livre son quarté gagnant des découvertes à ne pas rater sur plus de 40 groupes programmés.

DIIV, ÉTAT D’URGENCE MUSICAL
Ce jour de 2011, Zachary Cole Smith lance Dive en hommage à Nirvana, son «groupe préféré», dans sa chambre de Brooklyn. Puis le garçon a dû changer de nom, un Belge était déjà sur l’affaire. Cela ne change rien à l’histoire : DIIV, donc, un an plus tard, est très tendance. «Je suis impatient», soufflait ce mardi Cole Smith, lors d’un happening parisien. La musique de DIIV a l’urgence de son créateur. «Du punk, avec de la texture dream pop et une ligne krautrock», résume celui qui a toujours beaucoup bougé et ne revendique «aucune racine». Sorti en juin sur le label new-yorkais Captured Tracks, Oshin a récolté des lauriers de la presse musicale. DIIV fascine par son sens de l’équilibre et de l’excès de vitesse, sans foncer tête baissée dans le mur (du son). Cole Smith résume à sa façon sa méthode : «Je veux un truc démocratique entre la voix, la musique et le rythme.» En control freak revendiqué, l’Américain n’a qu’une ambition : «Faire de la musique simple, avec une simple ligne de basse, des simples mélodies.» Pas si simple.

DISCLOSURE, EXPLORATEURS DE FRONTIÈRES
Repérés en ligne depuis 2010, les deux frères Guy et Howard Lawrence, alias Disclosure, publieront leur premier album «au printemps prochain», confient-ils. On peut d’ores et déjà penser que ce disque sera attendu pour de bonnes raisons. Jusqu’ici, les Londoniens ont montré en quatre maxis qu’ils ont un talent indéniable pour explorer les frontières dansantes entre le r’n’b putassier, la techno canal historique et les rythmiques hachées travaillées ces dernières années dans la capitale britannique. Celles-ci découlent du désormais fameux hardcore continuum, dont le représentant le plus marquant fut le dubstep des années 2000, qui laisse ici la place à un funkstep plus léger et largement débarrassé de la culture sombre et indépendantiste de son aîné sonore. Les Disclosure, grandis dans «une famille pleine de disques» et diplômés en «technologie de la musique», manœuvrent cette synth-pop réactualisée, suffisamment bien tournée pour squatter la partie émergé de l’iceberg du clubbing britannique.

ISAAC DELUSION, PURE POP POP-CORN
Ces deux Frenchies ont bricolé dans leur appartement de Vincennes une electro-pop à la légèreté majestueuse. A la créativité addictive, tant elle se joue de barrières entre les genres. Leur musique s’exporte déjà après un seul EP sorti en février, en attendant un second en novembre. «On revient de dix jours à New York, cinq concerts à la clé, raconte Loïc Fleury. Mais on prend notre temps avant de sortir un album complet, rien ne sert de se presser. Et on ne s’enflamme pas.» Celui-ci («plus folk, prog rock») et son pote de collège, Jules Paco («très hip-hop, groove»), ont déjà au moins deux tubes potentiels (Early Morning, Midnight Sun). Et ont fait craquer Cracki Record, tout jeune label défricheur. La voix au timbre étoilé de Loïc y est sans doute aussi pour quelque chose. «Le lyrisme de Jeff Buckey ou de Patrick Watson m’ont toujours fasciné», dit-il. Histoire de tenir une grande scène, le duo s’est adjoint les services d’un bassiste. En espérant que la loi de la gravité pétillante d’Isaac Delusion persiste. Et signe.

DEATH GRIPS, HIP-HOP ÉLECTRISÉ
Geste salvateur au nom de l’urgence artistique ou savant calcul pour attirer l’internaute ? Le 1er octobre, le trio electro-hip-hop Death Grips dispersait gratuitement son nouvel album, et second de 2012, partout sur Internet. Selon le groupe, sa maison de disques - Epic, une division de Sony - aurait chipoté sur la date de sortie du successeur de The Money Store, publié par les voies officielles en avril. Sony a démenti, puis les deux camps ont fait silence pour laisser parler la musique et annoncer une tournée mondiale. De là à penser que l’opération No Love Deep Web (c’est le nom de l’album, écrit sur un sexe en érection sur la pochette) arrange tout le monde et pose des jalons en matière de promo virale pour pas cher… Ce qui ne lui enlève rien de sa puissance de feu : si Death Grips se montrait plus mélodique dans The Money Store, ce troisième album est colérique à souhait, toujours porté par le musculeux Stefan Burnett au chant et les instrumentaux électroniques de Zach Hill et Flatlander. Sur scène, Death Grips est aussi parmi ce qui se fait de mieux cette saison - quand le groupe n’annule pas au dernier moment.

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L'Express Culture


Julien Catala (Super), à propos d'Isaac Delusion au Pitchfork

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La ligne éditoriale ?
"C'est la même que celle du site Pitchfork, avance Julien Catala. Proposer le meilleur de la musique indépendante mondiale. Les groupes de l'agence Super sont proches des goûts de Pitchfork. Nous partageons la même esthétique. Il est donc normal d'en retrouver quelques-uns au festival, mais on ne cherche pas à booker notre écurie. Il y a des têtes d'affiches et des découvertes jamais vues en France. Nous voulions Grizzly Bear, Animal Collective et le français M83, qui est depuis longtemps suivi par Pitchfork. Il y aura aussi Robyn, une Suédoise peu connue en France. On n'a pas cassé notre tirelire pour faire venir les groupes. Mon coup de coeur personnel c'est Isaac Delusion, un groupe français d'électro pop chantée, entre Thom York et Four Tet."

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Culture Box France TV


Pitchfork Festival : les choix du programmateur

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La seconde édition parisienne du Pitchfork festival, du nom de la bible américaine en ligne des férus de musiques indépendantes, se tient à la Grande Halle de la Villette du 1er au 3 novembre. Eclectique et pointue, elle présente un panorama de ce que la scène alternative actuelle a de meilleur à offrir. Pour le second round, la programmation est étoffée sur trois jours (deux l’an dernier) et deux scènes (une seule lors de la précédente édition) afin d'accueillir quelque 20.000 personnes (8.000 l'an passé). Les sensations de la pop aventureuse américaine Grizzly Bear et Animal Collective voisinent cette année avec les Britanniques plus expérimentaux James Blake et Breton mais aussi avec le rock électronique des Français M83 et le dandy siphonné Sébastien Tellier.

La découverte française à ne pas louper ?

Isaac Delusion. Leur musique est entre Four Tet, Thom Yorke, Baths ... La révélation du festival. (Attention le nom est trompeur. Isaac n’est pas tout seul, c’est un trio parisien affilié au collectif Cracki. Leur premier maxi, merveille d’electro-pop enchanteresse, a créé la sensation au printemps dernier. Impossible de résister au charme diabolique de “Midnight Sun”.)

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Last FM


Discovery of the Week: Isaac Delusion

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Last.fm is all about discovering and sharing music. Here at Last HQ we do it all day, every day. So in a brand new series for Originals, each week the Last.fm Music Team takes turns showcasing stuff that’s floating their respective boats, in the sure and certain hope that it will float yours too. Today is the turn of our Artist Program Manager Helen Taylor, aka theneonfever, who takes a trip to Paris with Isaac Delusion…

A quick glance at my Last.fm profile will show I’m looking forward to the acts playing Pitchfork Festival Paris in a big way: Siwidth="370" height="370"n Mobile Disco, DIIV and Julio Bashmore will all be gracing the Grande Halle de la Villette come November, and feature in my Top Artists for the last 3 months. Naturally, I’ve also wanted to check out the acts playing that I’m not familiar with – and Paris’ own Isaac Delusion caught my attention.

Described as “two multidisciplinary artists continually exploring new musical landscapes”, this month sees the release of their second EP Early Morning on the newly-inaugurated Cracki Records. What I hear in their music is an antidote to trend-led electronics: relatively downtempo and dreamy it may be, but you wouldn’t call it yet more chillwave. Instead, their tracks have the hooks and bittersweet disposition of all my favourite pop songs. Check out “Midnight Sun” from January’s EP of the same name below:

“Midnight Sun” is currently their most popular track on Last.fm with 1,808 listeners. It helped them make their debut on the global Hype Chart in mid-September, coming in at #43 – although it seems likely there’ll be more of that to come, since they’ve still got a relatively niche 2,201 listeners overall at the time of writing.

That’s a solid listening trend above, and one to keep an eye on: a slot at the forthcoming CMJ Music Marathon will see them reach American ears, in addition to European festival appearances. I’m expecting a show that’s a little shoegazey, a little harmonic, and should win over more hearts.

So now it’s over to you. Watch the video for “Early Morning” from the forthcoming EP below – and let us know what you think at the artist page and on Twitter. Meanwhile, check out Last.fm Originals every Tuesday for our Discovery of the Week.

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Le Mouv


Émission 'Rodéo'

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Isaac Delusion fait une irruption aussi subite que remarquée dans le paysage musical français ! ils jouent en trio dans Rodéo avant un concert parisien jeudi puis une envolée vers le CMJ festival à New York. Atterrissage au Pitchfork festival le 3/11 !

Isaac Delusion, c’est avant tout deux artistes pluridisciplinaires explorant sans cesse de nouvelles contrées musicales. Du grave au léger, la voix particulière de L. lui permet de trouver le ton juste et garder son identité à chaque nouvelle idée, comme le montrait par exemple sa collaboration remarquée avec Larcier pour le morceau ‘Sometimes I See’, sorte d’alliage de fer techno et de sucre folk.

Son imagination fait de lui un personnage un brin mystérieux, que son charisme transforme totalement en live. Ce sont ses voyages en Islande et son amour pour la pop folk américaine qui l’amenèrent à composer avec son compère J. son premier disque, ‘Midnight Sun’.

Ce premier jet était à la fois une ballade sous-marine et un élan de pop douce heureuse. Honnête et simple, Isaac Delusion transportait par sa sensibilité rare. Disque de 6 titres à la saveur particulière, joyeux mélange de genres fidèle à l’esprit Cracki, ‘Early Morning’ sera sa suite naturelle. Le premier extrait éponyme est fait pour rêver tout l’été de voyages en Asie.

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Tsugi


Focus 'nouvelle scène' & magazine cover

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France Inter


Émission 'Addictions'

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Ce soir, Addictions et Olivier Pilz offrent cinq albums vinyles de The Bewitched Hands ("Vampire Way" sur le label Look Mum No Hands / Sony) qui sort officiellement ce lundi 24 septembre.
Objet rare et esthétique à réclamer par mail avant minuit à :addictions@radiofrance.com

la sélection

Willy Moon | “Railroad Track” | EP : “Railroad Track” (Third Man Records)
Fidlar | “No Waves” | EP : “Don’T Try” (Wichita)
The Bewitched Hands | “Thank You, Goodbye, It’s Over”
album : “Vampiric Way” (Look Mum No Hands / Sony)
Isaac Delusion | “Waiting” | EP : “Midnight Sun” (Cracki Records)
Roosevelt | “Sea“ | EP : “Sea” (Greco-Roman)
Ultraista | “Smalltalk” | album : “Ultraista” (Temporary Residence)
Kendrick Lamar | “Swimming Pools“ | album : “Good Kid, m.A.A.d City” (Polydor)
Zebra Katz | “Ima Read" feat. Njena Reddd Foxxx“ | EP : “Ima Read" (Mad Decent)
Jacques Lu Cont | “in The Night“ | EP : "Bromance #5" (Bromance)

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KCRW


Artists You Should Know

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Like all KCRW DJs, Chris Douridas is always looking for new music. On a recent “fishing expedition”, as he calls it, he came across this band Isaac Delusion and started spinning their track “Midnight Sun”.

Chris was drawn to it because it “feels fresh” and it was “lyrically evocative”.
It’s a burst of sweetly-sung pop propelled by catchy beats. I was instantly addicted and I’ve listened to this track many a time since hearing it on Chris’ show!

Take a listen: Isaac Delusion – Midnight Sun by Cracki Records !

He knew little about the band so I decided to do a little digging. The band and their label are based in Paris (and are apparently thrilled their music is being played in California!).

They’ve been steadily touring Europe and are making their way to the U.S. for CMJ in October. Their EP came out in January on a new label Cracki Records (formed in Dec 2011).
They have another EP on the way in October. Check out a preview, “Early Morning, below.

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Juice Singapore


Isaac Delusion - Early Morning

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For the mysterious duo only cryptically known as L and J, their flair for delicate dreampop is no delusion at all. What’s very clear is a smooth flow of cosy production nestled with ethereal falsettos. The video for “Early Morning” opens with a view from an airplane window, aptly illustrating the imagery of one cruising in the clouds which befits the pleasant tranquilities of the song. Their sound flows sweetly with no need for crescendos or climaxes, just as the video represents a peaceful visual journal of undisturbed paradise. Please don’t wake us up till it’s over.

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Brain Magazine


Playlist Isaac Delusion

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Il est difficile d’être insensible à la sensibilité, et donc à Isaac Delusion, un duo tout neuf formé de Jules et Loic, deux lascars émotifs qui font de la pop intime et quelque peu sexuelle. Comme un oreiller à deux faces, une pour somnoler, l’autre pour faire hum hum, leur EP Early Morning, sorti chez Cracki Records se retourne dans les deux sens, au gré de son envie de fraîcheur. Autopsie d’un bonheur horizontal en playlist verticale.

Loic

Sparklehorse - It's a wonderful life
Un morceau pour les jours gris et pluvieux, l'univers Sparklehorse a quelque chose d'unique, un mélange de mélancolie et de douce joie, on ne sait jamais vraiment comment l'interpréter...

Pinback - Loro
Simplicité et tranquillité, l'album "Summer in Abandon" de Pinback est pour moi un classique, une jolie mélodie le tout accompagné d'une voix céleste. Je l'écoute pour me relaxer ou m'endormir.

Chet Baker - I fall in love so easily
C'est rare d'entendre une voix aussi vibrante d'émotions que celle de Chet Baker, je me reconnais souvent dans les thèmes qu'il aborde avec cette nonchalance et simplicité transcendante qui lui est propre.

Souls of Mistchief - 93 Til Infinity
Sûrement le seul son hip hop que j'écoute en boucle depuis des lustres, et je ne m'en lasse pas.

Yo la tengo - Our way to fall
Ce morceau m'évoque le printemps, le sentiment de tomber amoureux.


Jules


Wildcookie – Heroine
Groovy et minimaliste, avec des cuivres lancinants et une voix détachée, très prenant.

Lucy Pearl – Without You
Un groupe découvert dans les boums au collège avec Don’t Mess With My Man et retrouvé par la suite à travers Raphael Saadiq, ce morceau est un chef d’œuvre de Nu Jack.

Tall Black Guy – Lost And Gone
Un instrumental hip hop très court mais incroyablement efficace, une boucle samplée rappelant J Dilla dans la forme comme dans la qualité.

Stevie Wonder – All I Do
Un classique. Le groove, la voix, les sentiments, tout ça.

Renart – Conte d’été
Un camarade de chez Cracki Records et un morceau hypnotique et onirique, un paradoxe entre deep house et minimale légère.


Isaac Delusion, EP Early Morning, sorti chez Cracki Records cette année.

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The Chemistry


Isaac Delusion - Early Morning

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Bonjour hermétisme,

Isaac Delusion, c’est l’histoire de deux êtres étranges à la sensibilité ô combien percutante qui n’hésitent pas à vous pousser dans le noyau de votre inconscient. Entrainantes, ainsi qu’une calèche onirique, les ondes vagabondes expirées d’une voix qui échappe à la gravité ; restent pourtant guidées par le fouet d’un cochet à la rythmique brillante. Isaac puise tout ce qu’il y a de sincère en vous et en ce monde pour en tracer l’éloge, comme le charriot d’Apollon, il insuffle le Puissant, le Beau, et l’illumination.

Vous avez sans doute écouté leur premier EP Midnight Sun ? Non ?! Putterelle gourmandine ! Fichtre ! que faîtes vous encore entrain de lire ces lignes ! Allez zou’ :

Après avoir écumé les rives de Thaïlande nos compères ne sont pas privés d’inspiration. Ce single est extrait de leur EP éponyme, à venir en automne dans la maison Cracki Records. Il incluera 6 morceaux inédits. Et nous serons là pour vous les présenter.

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Tsugi


Isaac Delusion - Midnight Sun EP

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C'est qui ? Ca dépend. Isaac Delusion aime le mystère. En théorie sur disque, c'est un duo : L qui chante et J qui compose.
Mais en pratique, en concert par exemple, c'est plus complexe car L est souvent accompagné de sa seul guitare pour diffuser un deep folk vaporeux très mélodique. Deuxième signature de Cracki Records, nouveau label qui se partage entre rave à l'ancienne et folk bucolique.

C'est quoi ? Pour la voix, un mélange soyeux de Devendra Banhart et Antony Hegarty. Plus proche cependant de la félicité néo-hippiechic du premier que de l'orientation pardois 'suidide mode d'emploi' du second. Côté compos, l'énigmatique J. est un mélodiste hors pair à la fluidité imparable.

A venir ? Un premier EP, Midnight Sun. Quatre titres foudroyants et cristallins qui ne nous ont pas quittés depuis leur apparition. 'Waiting' ou 'Midnight Sun' irradient la lumière, parfaitement équilibrés entre vocaux sensibles et orchestration électro lo-fi maligne. Fortement recommandé.

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Resident Advisor


Isaac Delusion - Midnight Sun EP : 4/5

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The second release from Paris' Cracki label, and the duo Isaac Delusion's debut, this really isn't a "dance" record. Indeed, "Iron Man" and "Waiting" are straight-up indie pop. Featuring chiming guitars, close-harmonized vocals and '60s-inspired drumming, they lie somewhere between Kings of Convenience, Jose Gonzalez and vintage Slumberland Records. But "Midnight Sun" is different: it's still a pop song at heart, but its crisp drum break, looping chords and chopped-up vocal harmonies edge it back towards the programmed-music end of the spectrum. In both its elements and overall feel, it's strikingly similar to Pezzner's "Two Dots," from a couple of years back, but its mood is even more beguiling, fluttering like a quickened heart between wistfulness and bright-eyed cheer. It's perfect for lovers' mixtapes; file under "crush grooves."

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Radio Nova


Isaac Delusion - Midnight Sun : son du jour Nova

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Un 4 titres et une entrée directe dans la playlist pour les parisiens d'Isaac Delusion. On attend la suite avec impatience.

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Radio Nova


Live : émission 'La matinale'

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La matinale.

Radio Nova


Live : émission 'L'éléphant effervescent

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Premier passage radio.

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Antoine Bigot
antoine@microqosmos.com